Association des gabonais d'Amiens (AGA)

est une association apolitique à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901 et par décret du 16 août 1901 qui définit le cadre juridique de l’action des associations en territoire Français.

25 juin 2005

Sortie Airaine par Ricky Eyi

                                      Gabon dabordgabon_carte5

              La sortie à Airaines du dimanche 05 juin 2005 atchorere
été une réussite dont nous pouvons tous être fiers.
La délégation venue d'Amiens comprenait plus de 70
personnes et était composée majoritairement
d'étudiants de différentes communautés.
Cette sortie a été rendue,en partie, possible grâce
aux cotisations (300 euros) de 4 étudiants gabonais et
grâce aux jeunes étudiantes et lycéennes gabonaises
qui ont préparé toute la nuit du samedi au dimanche.
Un grand merci à toutes ces jeunes filles pour leur
disponibilité.

Un grand merci également aux danseuses.Vous avez fait
honneur au drapeau national.

    Cependant,nous déplorons encore une fois la
mauvaise volonté des autorités diplomatiques
gabonaises qui,cette fois à défaut de briller par leur
absence, ont brillé par leur manque de sérieux. Le
Consul Général et la délégation de l'Ambassade se sont
présentés les mains vides,même pas une gerbe de
fleurs.Quelle honte pour le Gabon!!!
Ils ont dû acheter à la hâte un minable bouquet de
a3

fleurs à deux balles (chez le fleuriste du coin) que
le Consul Général a déposé au Mausolée Ntchoréré
après les festivités.Comme quoi le ridicule ne tue
pas!!!
L'A.G.A. qui est pourtant une modeste association a
déposé deux gerbes de fleurs sur la stèle du capitaine
Ntchoréré.Comme il se doit,l'A.G.A. a rendu un hommage
mérité à un digne fils de notre pays.

Nous déplorons également la tentative de récupération
de certains compatriotes (ils se reconnaîtront) qui
ont voulu politiser l'événement.C'est
pathétique!!!Nous leur rappelons que le capitaine
NTCHORERE appartient au patrimoine national (et même
continental).Il ne saurait donc faire l'objet d'une
quelconque récupération par une bande de politiciens
amateurs.Alors,chers compatriotes,à
l'avenir,épargnez-nous ce genre de spectacle désolant!

                           ricky

webmaster (Ele  jp)

nb: Vous pouvez voir ces photos en grand, en clickant dessus. Vous pouvez également voir l'album photo de la sortie d'Airaine.

            

                  Réponse du Webmaster (Ele jp)

            C'est moi(Ele jean pierre) qui gère le site. la forme du message de Ricky c'est moi. Pour le reste, je laisse ricky vous répondre. Par rapport à la photo, la remarque est juste, c'est arrangé. merci.

        Auteur: Ele jp

          Enfin un message pour dire que c'est bien...Bravoooo,lolll

Commentaire :

           La dame en question s'appelle Raymonde Poiret. Je te propose de lire l'article: Charles N'tchorere Rappel historique.

Auteur: Ele jp (Webmaster)

Posté par AGA 2004 à 00:53 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


24 juin 2005

Daphnée

d1         Malbrand Nsha vous informe que sa copine Danielle Obone a accouché d'une fille nommée Daphnée le samedi 30 juillet 2005 à 7H45. Le bébé et la maman se portent bien, enfin le papa aussi.

                           3.360kg pour 52cmd22

(clicker sur la photo pour la voir en grand)

                         d1d2d3d4d5d6d7d8d9d10d11d12d13d14d15d16d17d18d20d21d23

            nb: Photos Ele jean pierre

                  

                                       

   

Posté par AGA 2004 à 13:16 - Naissance - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un drame atroce à Airaines(Elejp)

Capitaine N'Tchoréré

            
Le village a été installé en point d'appui fortifié dans la nuit du 4 au 5 juin par le commandant Seymour et son bataillon, le 1/53° R.I.C.M.S., appuyé par une batterie du 221° R.A.C.

A l'aube, comme la plupart des autres positions françaises, le I" bataillon est attaqué. Là encore, les Allemands subissent un échec cuisant, particulièrement face à la 5° compagnie, établie aux lisières nord, dans un groupe de maisons éparses, formant une position isolée.

Cette 5e compagnie est commandée par l'un des rares officiers afri­cains, le capitaine N'Tchoréré, un Gabonais de trente-cinq ans. Engagé volontaire, il a lentement conquis tous ses galons à la force du poi­gnet. Voici dix ans, on lui a conféré l'épaulette à l'occasion d'une bril­lante campagne au Levant. N'Tchoréré est notamment l'auteur d'un rapport sur la promotion sociale des sous-officiers indigènes, qui dans un premier temps lui a valu l'animosité de son chef direct, mais dont la justesse et l'intelligence l'ont fait, depuis, adopter dans la plu­part des unités africaines. Il se sent parfaitement à l'aise dans son commandement; d'ailleurs, ses cadres européens eux-mêmes sont fiers et satisfaits d'être sous ses ordres. N'Tchoréré est un chef. C'est une des raisons pour lesquelles le commandant Seymour l'a placé à un endroit crucial pour sa défense'. Toute la journée du 5, toute la nuit suivante, le bataillon Seymour s'accroche à Airaines. C'est pour les Allemands une position vitale, un carrefour important, indispensable pour acheminer renforts et ravitaillements divers aux unités engagées vers le sud, l'Arbre-à-Mou­ches, Mesnil-Eudin, et, au-delà, vers Poix.

Le I/53e ne faiblit pas. Très vite, il s'avère que la position est contournée, et étroitement serrée de tous côtés. Mais les Sénégalais se battent, sans abandonner un pouce de terrain. A l'aube du 6 juin, un effroyable bombardement combiné, artillerie-Luftwaffe, détruit la presque totalité du village, qui brûle, jusqu'au soir. L'assaut repart bientôt; du début de la matinée à la fin de l'après-midi. Seymour tient encore.

Au crépuscule, des parlementaires protégés par un drapeau blanc viennent suggérer une reddition - Vous battre ne sert plus à rien. Nous sommes arrivés devant Feuquières.

Seymour hausse les épaules. Feuquières se trouve à une qua­rantaine de kilomètres au nord-ouest d'Airaines.

- Si ma défense ne sert à rien, pourquoi vous acharner à l'atta­quer ?

Les parlementaires s'en vont, des menaces plein la bouche. - Nous vous anéantirons, promettent-ils. Seymour ne répond pas. Presque aussitôt débouche une nouvelle attaques. Les Allemands tentent de s'infiltrer dans les lisières nord et ouest dont les maisons, qui brûlent, sont difficilement défenda bles. Une contre-attaque de la 5e compagnie, qui les prend de flanc, les oblige à reculer.

La nuit vient, peuplée du fracas d'un bombardement d'artillerie comme encore jamais les Sénégalais n'en ont subi. Ils se réfugient dans les trous, les caves, à l'abri des pans de murs, les mains sur les oreilles, dans l'impossibilité de trouver ni repos ni sommeil. Très tôt, le matin, alors qu'une brume sale stagne encore au ras du sol, les vol­tigeurs ennemis repartent à l'attaque. Vu de leur côté, Airaines n'est plus qu'un tas de ruines fumantes d'où la vie ne peut qu'être absente. Il leur reste une çinquantaine de mètres à parcourir quand, à leur grande stupéfaction, ils voient les créneaux se garnir de visages noirs qui hurlent leur haine et qui tirent, tirent encore. Le I" Bataillon n'est pas vaincu. Il n'est pas anéanti non plus.

Quelques éléments se sont faufilés entre les gravats. Ils attaquent le P.C. du bataillon à la grenade et, en un coup au but, atteignent le dépôt de munitions qui saute, achevant encore un peu plus la destruc­tion du village. Du brasier qui ronfle émergent une dizaine de Séné­galais, coupe-coupe à la main, qui taillent en pièces les grenadiers. Ce sont les cuisiniers

Pendant ce temps, une autre attaque d'infanterie escortée de chars est repoussée par la 5° compagnie. Huit Panzers sont mis hors de combat. Cette fois, pour les Allemands, c'en est trop. Toute l'artillerie disponible, tous les chasseurs bombardiers en l'air sont rameutés sur le village d'Airaines dont le brasier se rallume. Il y a maintenant trois journées entières que le 1/53` R.I.C.M.S. se bat, tout seul, sans même espérer le moindre secours. Depuis la veille, les vivres mêmes sont épuisés. Il est 20 h 30. Le commandant Seymour comprend qu'il ne tiendra plus longtemps.

- La prochaine attaque emportera tout, dit-il. Nous n'avons même plus l'espoir de sauver le front. Nous avons rempli notre mis­sion au-delà de ce qui nous était demandé. Il veut mettre la nuit à profit pour faire retraiter les soldats en état de reprendre 'le combat ailleurs. Pour cette raison, il fait rassembler dans l'église les blessés et les quelque soixante prisonniers allemands, capturés au cours des combats, puis il charge le lieute­nant Guérin, de médecin du bataillon, de prendre contact avec l'ennemi dès que les rescapés seront partis. A ce moment arrive une estafette - Le capitaine N'Tchoréré demande l'honneur de rester ici, pour livrer le dernier combat d'arrière-garde. Seymour donne son accord.

La nuit est venue. Seymour et ses hommes commencent à évacuer Airaines. Très vite, les premiers éléments accrochent l'ennemi, au sud du village. Le combat, qui s'était assoupi, se rallume. Comprenant que les Français partent, des Allemands donnent un nouvel assaut, sur la face nord. Ils espéraient peut-être arriver facilement à bout de leur objectif, ils doivent déchanter. Les débris de la 5s compagnie sont encore là et les bloquent.

Pour les réduire, les panzerpionniers sortent alors les lance-flam. mes. Et c'est à la lueur des jets d'essence enflammée que se livrent les derniers combats, d'une sauvagerie inouïe. Il faut aux Allemands réduire un à un chaque emplacement. A dix heures du soir, munitions épuisées, réduite à une quinzaine d'hommes, la 5° compagnie met bas les armes'. Le capitaine N'Tchoréré sort le premier, tenu en joue par des dizaines de mitraillettes. Il veut éviter que ses hommes ne soient fusillés, à bout portant comme cela s'est déjà produit, il le sait. Impressionnés par la rudesse du combat, la fantastique résistance qui leur a été opposée, les vainqueurs sont prêts à admirer. Mais quelques SS veillent. Ils font le tri des prisonniers, séparent les Noirs des Européens et, brutalement, renvoient N'Tchoréré croupir avec la troupe. -- Je suis officier français, proteste le capitaine.

Un geste de mépris hautain, les SS n'admettent pas qu'un « sous­homme » ait accès à l'épaulette. Ils s'emparent du capitaine N'Tcho­réré, le poussent contre un mur et le fusillent aussitôt, malgré les pro testations de ses camarades, et même des prisonniers allemands qui ont été délivrés, dans l'église. N'Tchoréré était un héros. Les Coloniaux vont en faire un symbole.

                                                                  Ele jean pierre
                                                         

Posté par AGA 2004 à 07:36 - rappel histoire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

préliminaires du Gabon (CAN 2006)

Préliminaires du Gabon

Éliminatoires Date Lieu Score
Gabon - Zimbabwe 05-06-2004 Libreville 1 - 1
Nigeria - Rwanda 05-06-2004 Lagos 2 - 0
Algérie - Angola 05-06-2004 Alger 0 - 0
Rwanda - Gabon 18-06-2004 Kigali 3 - 1
Zimbabwe - Algérie 18-06-2004 Harare 1 - 1
Angola - Nigeria 18-06-2004 Luanda 1 - 0
Gabon - Angola 03-07-2004 Libreville 2 - 2
Nigeria - Algérie 02-07-2004 Lagos 1 - 0
Rwanda - Zimbabwe 02-07-2004 Kigali 0 - 2
Algérie - Gabon 05-09-2004 Alger 0 - 3
Zimbabwe - Nigeria 05-09-2004 Harare 0 - 3
Angola - Rwanda 05-09-2004 Luanda 1 - 0
Gabon - Nigeria 08-10-2004 Libreville 1 - 1
Rwanda - Algérie 08-10-2004 Kigali 1 - 1
Angola - Zimbabwe 08-10-2004 Luanda 1 - 0
Nigeria - Gabon 26-03-2005 Lagos 2 - 0
Algérie - Rwanda 27-03-2005 Alger 1 - 0
Zimbabwe - Angola 27-03-2005 Harare 2 - 0
Zimbabwe - Gabon 03-06-2005 Harare 1 - 0
Rwanda - Nigeria 03-06-2005 Kigali 1 - 1
Angola - Algérie 03-06-2005 Luanda 2 - 1
Gabon - Rwanda 18-06-2005 Libreville 3 - 0
Nigeria - Angola 18-06-2005 Lagos 1 - 1
Algérie - Zimbabwe 19-06-2005 Oran 2 - 2
Angola - Gabon 02-09-2005 Luanda -
Algérie - Nigeria 02-09-2005 Alger -
Zimbabwe - Rwanda 02-09-2005 Harare -
Gabon - Algérie 07-10-2005 Franceville -
Rwanda - Angola 07-10-2005 Kigali -
Nigeria - Zimbabwe 07-10-2005 Lagos -

Classement Points Matchs Goal difference Bm Be
Angola 15 8 +2 7 5

Nigeria 15 8 +7 11 4
Zimbabwe 12 8 +1 9 8

Gabon 9 8 +1 11 10
Algérie 7 8 -4 6 10
Rwanda 5 8 -7 5 12

Posté par AGA 2004 à 02:38 - infos du gabon - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

statuts AGA

Statuts de l’Association des Gabonaisd’Amiens (AGA)

Préambule :

Nous, citoyens gabonais de la communauté urbaine d’Amiens, étudiants, scolaires, salariés, stagiaires ou chômeurs, imprégnés de la nécessité de représenter l’image de marque de notre pays en territoire français, soucieux de promouvoir les valeurs essentielles de la culture gabonaise, désireux de sauvegarder la cohésion de la communauté gabonaise et entretenir les bonnes relations avec les autres composantes du tissu associatif amiénois, picard ou français, prenons l’engagement de respecter et d’appliquer les divers éléments des statuts de l’Association des Gabonais d’Amiens, laquelle association constitue le cadre dans lequel nous comptons donner un sens à la devise du pays qui nous accueille, la France, et celle de notre pays d’origine, le Gabon : Liberté, Egalité, Fraternité ; Union – Travail – Justice sont les maîtres mots qui définissent l’AGA.

Chapitre 1 : De la définition de l’AGA

Article 1 : L’Association des Gabonais d’Amiens (AGA), est une association apolitique à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901 et par décret du 16 août 1901 qui définit le cadre juridique de l’action des associations en territoire Français.

Le siège social de l’Association est fixé à la résidence du Président en activité, son transfert est effectué lors de l’élection du nouveau Président de l’AGA, sauf dispositions particulières notifiées en Assemblée Générale.

Article 2 : L’association des Gabonais d’Amiens a pour objet principal d’assurer la cohésion et la solidarité de la communauté gabonaise résidente ou transitaire d’Amiens métropole.

Article 3 : L’AGA a pour ambition de participer à l’animation de la vie culturelle et sociale des gabonais de la communauté amiénoise par l’organisation d’activités socio-éducatives, sportives et ludiques à destination de toutes les catégories socioculturelles composant l’AGA.

Article 4 : L’AGA a pour mission de définir les actions concertées et les missions des gabonais d’Amiens auprès des autres associations, des autorités amiénoises ou françaises et des représentants consulaires gabonais.

Article 5 : L’AGA en fonction de ses moyens et de ses prérogatives juridiques, a pour mission d’assister toute ou partie des membres de l’association dans les difficultés sociales inhérentes au cadre de vie à Amiens métropole.

Article 6 : Pour son fonctionnement, l’AGA dispose de trois organes constituants que sont l’Assemblée Générale (AG), le Comité directeur (CD) et l’Unité de Contrôle (UC) dont les compétences sont définies dans les chapitres 3, 4 et 5.

Chapitre 2 : De la qualité de membre

Article 7 : L’Association de Gabonais d’Amiens métropole est constitué de 3 types de membres : les membres actifs, les sympathisants et les membres d’honneur.

Article8 : La qualité de membre de l’AGA s’obtient par l’affiliation volontaire au registre de l’association. Des obligations spécifiques à chaque catégorie de membre sont définies dans les articles qui suivent.

Article 9 : La qualité de membre actif de l’AGA nécessite de justifier de la nationalité d’origine gabonaise, de résider dans la communauté urbaine amiénoise,  et d’avoir satisfait à ses obligations financières.

Article10 : La qualité de sympathisant est donnée par le comité directeur à toute personne physique, ne possédant pas obligatoirement la nationalité gabonaise, désireuse d’apporter sa contribution à l’action de l’AGA.

Article 11 : La qualité de membre d’honneur est donnée à toutes les personnes physiques ayant rendu des services signalés à l’AGA. Les personnes morales soutenant des activités de l’association sont appelées sponsors et ont leurs logos ou leurs noms associés à toutes les formes de publicité des dites activités.

Article 12 : Tout membre de l’AGA a le droit de siège à toutes les Assemblées Générales de l’AGA à quelques exceptions près.

Article 13 : Seuls les membres actifs ont le droit de vote aux élections du comité directeur, de l’unité de contrôle et de session de revision de statuts.

Article 14 : la qualité de membre se perd par sa démission, par le décès, le changement de ville de résidence en fin d’exercice, ou par le constat d’exercice avéré d’activités frauduleuses susceptibles de nuire à la cohésion du groupe, ou par le constat d’activités criminelles.

Chapitre 3 : De l’Assemblée Générale

Article 15 : l’AG est l’organe constitutif de l’AGA. C’est l’instance suprême de l’association. Il est le creuset de la concertation des membres de l’AGA.

Article 16 : Toutes les délibérations de l’AG font l’objet d’un procès verbal dont les éléments doivent être mis à disposition de tout membre de l’association qui le souhaite.

Article 17 : Les deux AG ordinaires (2) qui traitent de l’élection du comité directeur, du dépôt de bilan  et de la démission du comité directeur, sont convoquées par le Président en exercice de l’AGA.

Elles sont présidées par les membres de l’UC ou du  Président du comité directeur selon les cas.

Article 18 : les AG extraordinaires sont convoquées par le Président du comité directeur ou les membres de l’UC dans le cadre de l’animation des activités ou du fonctionnement de l’AGA

Article 19 : Des AG extraordinaires, relatives au dépôt de motion de censure d’une activité ou de motion de défiance contre un membre de l’UC ou du comité directeur jugé incompétent ou inactif, peuvent être convoquées par le Président du comité directeur ou des membres de l’UC sous la demande express d’au moins ¾ des membres actifs de l’AGA.

Dans le cas d’une implication conjuguée de l’unité de contrôle et du comité directeur dans un cas de dysfonctionnement, un membre d’honneur peut être copté pour présider casuellement l’AGE.

Article 20 : Lors des AG ordinaires (AGO), les délibérations sont effectives à la majorité absolue des voix (³ 51%).

Article 21 : Lors des AGE, les délibérations se font à la majorité simple pour le vote des activités, à la majorité aux 3/4 des délibérants pour le cas des motions de censure ou de défiance et à la majorité absolue pour tous les autres cas.

Article 22 : Toute délibération de l’AG doit être automatiquement exécutée par les instances ou les organes de l’AGA concernés dans les délais requis.

Chapitre 4 : Du Comité Directeur

Article 23 : Le Comité Directeur (CD) est l’organe exécutif de l’AGA. Il a pour mission d’animer l’action de l’AGA et de veiller à l’application des orientations de l’AG et au respect des statuts de l’AGA.

Article 24 : Le comité directeur est composé de cinq (5) membres actifs élus. Les décisions y sont prises à la majorité absolue des présents. En cas d’égalité, la voix du Président est prépondérante.

Le Président est élu à la majorité absolue des membres actifs présents lors de l’Assemblée Générale Ordinaire relative au dépôt du bilan de l’exercice précédent.

Article 25 : Tous les autres membres du comité directeur sont élus à la majorité simple par les membres de l’AG sur proposition du Président élu lors d’une AGO relative à la présentation et aux amendements du plan d’action du comité directeur.

Le délai de constitution du bureau est fixé par l’unité de contrôle.

Article 26 : Le mandat du comité directeur est d’un an (1) renouvelable deux fois. Sa composition est la suivante : 

                       -    Président,

-         Secrétaire Général,

-         Trésorier Général,

-         Délégué aux sports,

-         Délégué aux activités socioculturelles et aux activités académiques et ludiques.

Article 27 : Pour les besoins de l’animation des activités, des commissions spécialisées peuvent être crées ponctuellement sur proposition du secrétaire général de l’AGA et après examen et validation par l’AG.

Article 28 : les commissions spécialisées ont pour mission d’aider le comité directeur dans l’animation ponctuelle des activités culturelles, sportives ou ludiques. Leur durée de vie s’étale entre le début des préparatifs et la fin des réalisations des activités concernées.

Article 29 : Le Président du comité directeur est la première personnalité de l’AGA. c’est un membre actif de l’AGA ayant participé aux activités de l’AGA lors du mandat précédent.

Article 30 : Le Président du Comité Directeur préside aux AG de l’AGA sauf dispositions particulières définies au chapitre 3. Il est le garant de l’application des délibérations de l’AG.

Article 31 : Le Président du comité directeur oriente l’action du CD et veille au bon fonctionnement de cet organe. Il est chargé des relations avec toutes les autres associations, les autorités administratives ou consulaires et les personnes morales intéressées par l’action de l’AGA.

Article 32 : Le Président du CD est le responsable désigné du bilan moral de l’AGA pendant son mandat. Il partage, avec le trésorier général, la responsabilité du bilan financier de l’exercice en cours.

Article 33 : Le secrétaire général est la deuxième (2è) personnalité de l’AGA. C’est un membre actif de l’AGA. En absence du Président du CD, ou en cas d’indisponibilité justifiée, il en assure toutes les fonctions exécutives.

Article 34 : Le secrétaire général est le rapporteur désigné des délibérations de l’AG. Il assure la diffusion et la mise en forme des décisions prises par tous les organes de l’AGA, sauf dispositions particulières relatives à l’UC.

Article 35 : Le secrétaire général assure la coordination technique et administrative des diverses activités de l’AGA. Il supervise les commissions spécialisées et rend compte au Président du CD du déroulement effectif des activités.

Article 36 : le SG est le responsable désigné du respect du calendrier d’action de l’AGA lors de son mandat. Il porte aussi la responsabilité des archives et des biens matériels de l’AGA.

Article 37 : Le président de l’unité de contrôle est la troisième (3è) personnalité.

Article 38 : Le trésorier général (TG) est la 4è personnalité de l’AGA. C’est un membre.

Il est le responsable financier et comptable de l’AGA. Il est le dépositaire du compte bancaire ou postal de l’AGA. Il partage à ce titre la double signature du compte de l’AGA avec le Président. Il assume de ce fait la responsabilité du bilan financier de l’exercice en cours.

Article 39 : Le TG a la responsabilité de tous les originaux des pièces comptables des activités organisées par l’AGA.

Article 40 : Le délégué aux activités socioculturelles et aux activités académiques est un membre actif de l’AGA. C’est un adjoint au SG dans l’animation des activités d’ordre social, artistique, culturel ou liées à la scolarité et aux loisirs.

Article 41 : Le délégué aux sports est un membre actif de l’AGA. C’est un adjoint au SG dans l’animation des activités physiques et sportives.

Article 42 : Trois activités sont par défaut affectées au programme d’action du comité directeur :

-         la sortie à Airaines en mémoire des soldat gabonais et africains victimes de la 2nd guerre mondiale, en l’honneur du Capitaine N’tchoréré,

-         un tournoi de football « Capitaine N’tchoréré »,

-         Des journées culturelles pour la promotion de la culture et de l’art gabonais traditionnel ou moderne.

Chapitre 5 : De l’Unité de Contrôle

Article 43 : L’Unité de contrôle (UC) est l’organe de l’AGA qui veille à la conformité de l’action du Comité directeur au regard des statuts de l’AGA.

Elle a donc pour mission essentielle de veiller au respect des statuts de l’AGA dans son fonctionnement, mais aussi de s’assurer de l’exécution des actes des délibérations de l’AG.

Article 44 : L’UC est composée de trois (3) membres actifs élus à la majorité simple des membres actifs présents en AG. La durée du mandat est d’un (1) an renouvelable deux (2) fois.

Article 45 : Le président de l’unité de contrôle est le membre qui a obtenu le plus de voix parmi les 3 élus de l’UC. Il préside les réunions de l’UC et coordonne les procédures de contrôle.

Article 46 : Le Président de l’UC préside l’AGO relative au dépôt de bilan du CD. Il préside aux AGE selon les dispositions du chapitre 3.

Article 47 : Les AGE convoquées par l’UC ont pour seuls objectifs, soit le compte rendu des contrôles effectués, soit les discussions autours des cas de dysfonctionnement ou malversations avérées au niveau du CD.

Article 48 : En matière financière, l’UC effectue le contrôle scrupuleux et méthodique des dépenses et des recettes des activités de l’AGA. Le contrôle s’effectue en deux (2) phases :

-         a priori sur les prévisions,

-         a posteriori sur la comptabilité effective.

Article 49 : Tous les documents comptables, les relevés de comptes, les courriers et autres documents, nécessaires à la réalisation d’un contrôle transparent et crédible, doivent être fourni à l’UC, sur simple demande auprès du comité directeur.

Article 50 : Pour tout engagement d’une procédure de contrôle, l’UC informe le CD quinze (15) jours au moins en avance dans le cas d’activités de longue durée. Dans le cas d’une activité ponctuelle, l’UC effectue :

-         le contrôle à priori de l’activité deux (2) à sept (7) jours avant son lancement,

-         le contrôle à posteriori de l’activité un (1) à trois (3) jours après sa fin suivant les cas.

Chapitre 6 : Des procédures électorales

Article 51 : Tout membre actif de l’A.G.A peut se porter candidat à toute élection relative à la constitution du CD ou de l’UC, sauf dispositions particulières prévues dans les présents statuts.

Article 52 : L’UC sortant organise l’élection du Président.

Article 53 : L’élection du Président de l’AGA se déroule deux (2) semaines après le dépôt de bilan du CD en exercice de l’AGA.

Chaque candidat doit avoir fait acte de candidature au moins une semaine (1) jours avant les élections.

Les candidatures doivent faire l’objet d’une publication auprès des membres de l’AGA au moins quatre (4) jours avant les élections. C’est l’UC qui enregistre les candidatures.

Article 54 : Tout membre actif peut voter par procuration. Chaque membre actif ne peut détenir que deux (2) procurations au maximum.

Article 55 : Le renouvellement d’un poste du CD suite à la démission ou à une indisponibilité préjudiciable au bon fonctionnement du CD est organisé et supervisé par l’UC.

Article 56 : Le renouvellement d’un membre de l’UC suite à la démission ou à une indisponibilité préjudiciable au bon fonctionnement de l’UC est organisé et supervisé par le Président de l’AGA.

Chapitre 7 : Des Finances de l’Association

Article 57 : Tous les membres actifs de l’AGA sont tenus de verser leurs cotisations dont le taux s’élève à quinze euros (15 €) minimum.

Article 58 : Tout effort financier supplémentaire nécessaire au fonctionnement de l’AGA doit être validé par l’AGE sur proposition du CD, après examen préalable par l’UC.

Dans le cas de l’adoption ou de l’amendement de la proposition du CD par la majorité absolue, tous les membres actifs sont tenus de verser la somme demandée.

Article 59 : En dehors des cotisations, les dons, legs et subventions constituent les éléments de ressources de l’AGA, sous réserve de la traçabilité et de la légalité de leur provenance.

Article 60 : Un cahier de compte de l’AGA est tenu régulièrement par le TG de l’AGA. Tout membre actif de l’AGA qui le désire peut le consulter sur simple demande auprès de l’UC.

Article 61 : Toutes les transactions financières et les dépenses doivent faire l’objet d’une justification par les pièces comptables appropriées.

Article 62 : Un budget prévisionnel et un plan de financement relatifs à l’organisation des

Activités et au fonctionnement des instances de l’AGA doivent être présentés par le CD à l’AG, après examen par l’UC, avant le lancement de chaque activité.

Des amendements peuvent y être apporté par tout membre de l’AG qui le souhaite.

Le budget est adopté alors à la majorité absolue.

Article 63 : Les finances de l’AGA ne servent qu’à l’accomplissement des missions et des activités adoptées en AG. Tout autre usage serait contraire à l’esprit des statuts de l’AGA.

Article 64 : Tous les membres actifs de l’AGA sont égaux devant toutes les obligations financières de l’AGA et les avantages possibles qui en découlent.

Article 64 bis : si une dépense n’est pas justifiée, l’UC saisit l’AGE qui peut décider du remboursement ou non. 

Chapitre 8 : Du Régime des Sanctions

Article 65 : Tout membre actif de l'AGA qui aura été reconnu coupable d'actes criminels, ou de délits aggravés, sera exclu de l'AGA.

Article 66 : Le manquement chronique à ses obligations d'activité ou de financement entraîne la perte de la qualité de membre actif.

Article 67 : Toute violation intentionnelle avérée des règles de fonctionnement de l'AGA par un membre du Comité directeur, de l'Unité de contrôle ou d'une commission de l'AGA, entraîne la démission automatique de ce dernier.

Article 68 : Tout membre actif qui aura détourné l'usage d'un bien de l'AGA à son profit devra se plier au régime de sanctions adoptées par l'assemblée générale extraordinaire qui aura traité de son cas. En tout état de cause, l'équivalent du bien détourné devra être restitué à l'AGA.

Article 69 : Tout membre qui aura détourné des fonds de l'AGA se verra dans l'obligation d'en restituer l'intégralité, cela dans les délais fixés par l'assemblée générale extraordinaire qui aura statué sur son cas.

Chapitre9 : De la Révision des Statuts

Article 70 : Les statuts de l'AGA peuvent être révisés pour répondre à la nécessité de son adaptation au contexte social des membres de l'AGA ainsi qu'à l'actualité juridique française.

Article 71 : Les amendements ou les révisions totales des statuts ne peuvent s'effectuer que dans le cadre de l'Assemblée générale, sur proposition du Comité directeur, de l'Unité de contrôle ou d'un membre de l'AGA par le biais de l'UC.

Article 72 : L'adoption des statuts se fait à la majorité des trois quarts (3/4) des membres actifs présents en assemblée  générale. La convocation à une assemblée générale qui traite des révisions des statuts doit faire l'objet d'une large diffusion avec un délai d'une semaine au moins avant sa date effective.

            Chapitre10 : De la Dissolution de l'AGA et des divers

Article 73 : La dissolution de l'AGA peut être prononcée dans les cas suivants:

      - une décision de justice prononcée par les autorités judiciaires françaises

      - une loi relative au régime des associations qui serait contraire à l'esprit du fonctionnement et des objectifs de l'AGA.

      - une volonté interne de dissolution par au moins 90% des membres actifs régulièrement inscrits au registre de l'AGA et ayant satisfait à toutes leurs obligations; cette décision devra être justifiée par une cause de dysfonctionnement grave de l'AGA.

Article 74 : Dans le cas d'une décision de justice ou d'une loi émanant des autorités françaises, les documents justificatifs devront être portés à la connaissance de tous les membres de l'AGA.

Article 75 : Dans le cas d'une dissolution interne, les signataires devront joindre une liste nominative, émargée individuellement, en annexe du procès-verbal de l'assemblée générale.

Article 76 : Le Président en exercice de l'AGA et le président de l'UC se chargeront d'effectuer conjointement toutes les démarches administratives inhérentes à la procédure de dissolution d'une association sur le territoire français.

Posté par AGA 2004 à 01:09 - statuts de l'AGA - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

nouvelle naissance

nolan4nolan5nolan7nolan8nolan6nolan9nolan10      Noel Biloghe vous informe que sa copine Linda a accouché, le dimanche 26 juin 2005 d'un garçon nommé Nolan. Le bébé et la Maman se portent bien.

      nb: photos prises le 10 juillet 2005 à 19h, clicker sur la photo pour la voir en grand (webmaster: Ele jp)

                                 nolannolan1nolan2nolan3

Posté par AGA 2004 à 00:21 - Naissance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2005

Barbecue

          Un barbecue aura lieu le samedi 13/08/2005  vers 15H au Bailly(Organisatrice Hermine), pour fêter la fête du 17 Aout (indépendance du Gabon).

                       e1e2e3e4e5e6e7e8e9e10e11e12e13e14e15

Posté par AGA 2004 à 23:25 - activités de l'AGA - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 juin 2005

Géographie du Gabon

    

Le Gabon est situé à l'ouest du continent africain et sa côte Ouest débouche sur l'Océan Atlantique.
Pays d'Afrique centrale il est limité:

  • au Nord-Ouest par la Guinée Equatoriale,
  • au Nord par le Cameroun,
  • à l'Est et au Sud par le Congo.

  Coordonnées géographiques:1 00 S, 11 45 E

  Heure: GMT + 1

  Superficie:

  • Totale: 267 670 km2
  • Terre ferme: 257 670 km2
  • Eaux: 10,000 km2

  Frontière du pays:
Totale: 2 552 km

  • avec le Cameroun: 298 km
  • avec la République Populaire du Congo: 1 903 km
  • avec la Guinée Equatoriale: 350 km

  Principales villes:

  Ports: Port-Gentil, Owendo, Mayumba, Nyanga

  La côte: 885 km

  Climat:
Les critères de distinction des régimes climatiques du Gabon sont fonction de la distribution et du rythme des précipitations. Ainsi peut-on distinguer trois principaux types de climats: le climat équatorial pur, le climat équatorial de transition de la zone centrale et le climat équatorial du sud-ouest et du littoral centre atlantique.
Le climat est essentiellement: tropical chaux, humide et pluvieux

  Tempétarures moyennes: 22°-32°C

Taux d'humidité: 85%

  Précipitations: 2 000 - 3 800 mm de pluies annuelles

  Insolation: 1400h/an

  Evaporation: 1 300 mm

  Evapotranspiration: 1 400 mm

  Vents: 5m/s

  Saisons:

  • 2 saisons sèches: mai-sept. (grande saison sèche) et déc.-janv. (petite saison sèche)
  • 2 saisons des pluies: sept.-déc. (petite saison des pluies) et fév.-mai (grande saison des pluies)

Pédologie:
Les sols ferralitiques sont les mieux représentés et les caractéristiques du Gabon.
La chaleur et l'humidité favorise en effet l'altération des roches.
Les types de sols ferralitiques:
Deux types de sols ferrallitiques peuvent être opposés au Gabon:

  1. sols ferralitiques typiques:
    Sont argileux (kaolinite, montmorillonite, parfois gibbsite), comportant des minéraux non altérables comme le quartz. Ils sont profonds (plusieurs mètres), présentent des horizons peu différenciés. Il n'existe pas de phénomènes de concrétionnement ou de cuirassement bien caractérisés. Ce sont les sols les mieux représentés sur le socle gabonais, et les plus caractéristiques.
  2. sols ferralitiques à cuirassement:
    Certains sols présentent un niveau cuirassé. Ce sont des sols polygéniques, qui se sont formés au cours d'une succession d'ambiances climatiques contrastées, à tendance sèche et à tendance humide. Les horizons sont très différenciés.

Les variétés des sols:

  • sols sur socle granitique et granito-gneissique: sont typiquement ferralitiques, localisés dans toute la partie centre-nord du Gabon. Ils sols sont très épais, ne présentent pas de concrétionnement ferrugineux dans leur profil, sinon à grande profondeur. Ils sont jaunes et contiennent au moins 60% d'argile (kaolinite). L'altération s'est effectuée en milieu forestier très humide. Leur structure très fine leur assure une bonne perméabilité, mais ils sont assez fragiles.
  • la diversité des sols sur terrains sédimentaires reflète assez bien la diversité des roches-mères:
    • sols des terrains précambriens ne sont pas très profonds.
    • sols sableux des plateaux Batéké et gréseux du bassin côtier ne contiennent que 2 à 15% d'argiles et sont chimiquement pauvres, peu cohérents et donc sensibles à l'érosion.
    • sols gréseux du bassin côtier ont une texture sablo-argileuse (20 à 30% d'argiles) à argilo-sableuse (30 à 45% d'argiles).
    • sols du bassin sédimentaire côtier à une texture sablo-argileuse
    • sols hydromorphes sur alluvions récentes et actuelles se rencontrent dans le bassin sédimentaire côtier et dans les vallées du nord et du nord-est du Gabon.
      Les podzols sont observés sur les alluvions marines récentes des cordons littoraux ou sur les dépôts fluviatiles des vallées Batéké.
    • sols du sud-ouest gabonais (synclinal de la Nyanga) caractérisés par des contrastes géologiques. Dans le massif de l'Ikoundou, les sols sont profonds, non concrétionnés et présentent un horizon inférieur argilo-sableux (à 45% d'argile) et un horizon supérieur souvent appauvri en argile et en fer sur les 30 premiers centimètres. Sur les éminences de la pénéplaine Ngounié-Nyanga, les sols sont anciens, montrent des niveaux ferrugineux, dans les zones basses, ils sont récents (hydromorphes).

Végétation:
Le Gabon appartient au domaine gabono-camerounais qui est le plus riche en espèces végétales de toute la forêt tropicale africaine. Dans la forêt gabonaise, on trouve en effet plus d'anciens refuges que dans les autres pays de la sous-région. Ceci est une des justifications du taux très élevé d'endémisme. Il compte environ 8 000 espèces végétales avec 20% de taux d'endémisme. Les forêts les plus dégradées sont celles de la zone côtière, souvent exploitées à plusieurs reprises, le taux de déforestation étant estimé à environ 0,1% par an. L'essence assurant la plupart des exportations en bois est l'Okoumé. Mais l'exploitation de la plupart des bois divers est en augmentation. Seules les forêts du nord-est et certaines zones du sud-est et du centre-sud sont encore indemnes. En nombre d'espèces végétales, les Monts de Cristal sont la région la plus riche du Gabon et probablement une des plus riches de toute l'Afrique Tropicale. Le Gabon recèle en outre, 150 espèces de mammifères et 600 espèces d'oiseaux dont plusieurs sont endémiques. Le CENAREST, en 1979 , a également répertorié 65 espèces de reptiles terrestres et d'eau douce et environ 100 espèces d'amphibiens.
Le Gabon est couvert à 85% par la forêt (230.000 km2). On y trouve pourtant deux grands types de domaines. Le domaine forestier prédominant comprend les forêts exploitées ou non exploitées, les forêts secondaires et jachères et finalement la forêt plantée (reboisement, cultures traditionnelles). Le domaine non forestier, quant à lui constitue les 15% restants et est essentiellement couvert de savanes, de mangroves, de marécages ouverts, auxquelles on ajoute les espaces occupés par les hommes (villes, villages, campements).

  1. Le domaine forestier:
    Six types de fomations végétales appartiennent à cet ensemble:

    1. la forêt inondée et marécageuse:
      C'est une formation amphibie très morcelée et dispersée dans le nord-est et l'ouest du pays avec une forte concentration au nord-est de l'Ogooué-Maritime. D'une manière générale, il n'est pas facile d'en définir les limites exactes, car elles varient dans l'espace et dans le temps. Elle subit une double influence, climat équatorial pur au nord-est et climat équatorial de transition à l'ouest.
      La spécificité de la zone se traduit par la présence des espèces que l'on ne retrouve pas ailleurs: le Bahia (Mitragyna ciliata), l'Aloma ou le Bilinga d'eau (Nauclea pobeguinii), l'Ebiara (Berlinia bracteosa), le Zingana (Microberlina brazzavillensis), l'Idewa (Haplormosia monophylla), le Nogo (Lecomtedoxa nogo), etc. D'autre part, on y trouve beaucoup de fougères dont Cyathea camérooniana et C. manniana qui sont arborescentes. Les palmiers-raphia sont aussi des espèces caractéristiques des bords des cours d'eau et des bas-fonds.
      La faune rencontrée fréquemment est composée du sitatunga (Tragelaphus Spekei), des gorilles (Gorilla Gorilla), des éléphants (Loxodonta Africana), etc.
    2. la forêt du bassin côtier:
      Elle a une étendue de 60.000 km2 et occupe un terrain peu accidenté. Le bassin sédimentaire côtier s'étend du littoral aux premières pentes des monts de Cristal et du massif du Chaillu. C'est la région la plus arrosée du pays. Ici le climat est de type équatorial de transition avec une moyenne annuelle de précipitations dépassant les 2 m et atteingnant parfois les 3 m sur la frange nord.
      La flore y est peut être caractérisée par les espèces ligneuses suivantes: l'Ozouga (Sacoglottis gabonensis), l'Oken (Swartzia fistuloides), l'Angoa (Erismadelphus exsul), des Heisteria, l'Alep (Desbordesia glaucescens), l'Ozigo (Dacryodes buttneri), et, bien sur, l'Okoumé (Aucoumea klaineana). A cause de la facilité d'accès à ces essences, ayant un intérêt économique évident, cette formation a été la première à connaître l'exploitation industrielle du bois. L'existence sur cette zone de quelques bas-fonds d'accès difficiles a permis d'y sauvegarder quelques îlots de forêt à peu près intacts.
      En ce qui concerne la faune, selon McShane-Caluzi (1990), elle est cracterisée par la présence de deux sous-espèces endémiques: Kobus defassa penricei, Céphalophus ogilbyi crusalbum aux pattes blanches, et une espèce endémique le Cercocebus torquatus. On trouve aussi de grands mammifères tels: l'éléphant de forêt, le gorille des plaines occidentales, le chimpanzé (Pan troglodytes) et beaucoup d'autres cephalophes de forêt et des primates.
    3. la forêt des montagnes gabonaises:
      Faisant naturellement suite à la formation du bassin côtier, elle s'étend sur 35.000 km2 dans les monts de Cristal et le massif du Chaillu. Le climat qui y règne est de type équatorial de transition.
      Sa flore est apparentée à celle du bassin côtier. L'Okoumé, l'Alep et l'Ozigo y sont encore abondants. L'Ozouga y disparaît ou se raréfie, tout comme l'Angoa. Les Césalpiniacées et notamment les Andoungs du genre Monopetalanthus y sont bien représentés. Du fait qu'elle occupe une zone accidentée, difficile d'accès, cette formation est restée longtemps épargnée de la folie destructrice des exploitants forestiers.
      Le singe, Cercopithecus solatus, découvert en 1984 par Micheal Harrison, y est endémique. On note également la présence d'une espèce rare d'invertébré, l'Antimachus (Druryeia antimachus), identifiée à la Réserve de la Lopé. Enfin , l'éléphant (Loxodonta africana) y est bien représenté.
    4. la forêt des plateaux de l'intérieur:
      Avec ses 50.000 km2 de superficie, cette formation occupe les plateaux du centre du Gabon. Elle fait suite à la formation des montagnes et représente la limite de peuplements d'Okoumé qu'on ne rencontre plus au-delà. Enfin, elle est absente des plateaux Batéké , de ceux du nord-est et dans le sud-ouest du pays. Le climat y est à dominance du type équatorial de transition avec une abondante humidité et une saison sèche n'excédant pas trois mois.
      Cette forêt accuse un changement très net. Le Beli (Paraberlinia bifoliolata), le Sorro ou Sogho (Scyphocephalium ochocoal), l'Ilomba (Pycnanthus angolensis) et l'Angona (Pentaclethra eetveldeana) y sont abondants et vont participer désormais à la constitution d'un fond floristique commun à toutes les forêts du nord-est.
      Les éléphants et les chimpanzés colonisent cette partie de la forêt.
    5. la forêt sans Okoumé des plateaux du nord-est:
      Cette formation couvre 55.000 km2 et s'étend jusqu'à la frontière nord-ouest du pays et du centre-sud du Cameroun. C'est la seule formation forestière qui a un climat équatorial pur.
      Cette zone constituée de forêt vierge, forme avec ses éléments limitrophes du Cameroun et du Congo, le bloc le plus vaste de forêt existant encore en Afrique. Si l'Okoumé disparaît entièrement de cette forêt, il en est de même pour d'autres espèces qui se raréfient. On peut citer par exemple: l'Odzikouna (Scytopetalum klaineanum), l'Owui (Hexalobus crispiflorus), le Mvana (Hylodendron gabunense), l'Alep (Desbordesia glaucescens) et le Sorro (Scyphocephalium ochocoa). D'autres, à l'inverse, apparaissent pour la première fois ou deviennent plus abondantes: l'Obèché ou Ayous (Triplochiton scleroxylon), le Limba (Terminalia superba), le Nka (Pteleopsis hylodendron) et le Wengue (Milletia laurentii). Il convient aussi de mentionner le Nsigna ou arbre à ail (Scorodophloeus zenkeri) et le Limbala (Gilbertiodendron dewevrei) qui sont à dominantes locales dans la forêt congolaise voisine.
      Selon Mcshane-Caluzi dans "Conservation avant la crise: stratégie pour la conservation au Gabon", il pourrait exister jusqu'à 20.000 éléphants dans le nord-est et par voie de conséquence, la densité des éléphants de cette forêt serait la plus forte connue en Afrique. Les populations de gorilles et de chimpanzés ont été respectivement estimées à 4 000 et 9 000. D'autres animaux de la région comprennent onze espèces de bovidés: six céphalophes de forêt, antilope de Bates, guib harnaché, sitatunga, bongo et buffle de forêt, et neuf espèces de primates diurnes. Deux espèces d'oiseaux, Picathartes oreas et Bradypterus grandis, sont citées dans le Read Data Book de CIPO/UICN des oiseaux en voie de disparition en Afrique.
    6. les plantations de sylviculture, les jachères et forêts dégradées:
      Estimé à environ 30.000 km2, ce domaine est disséminé dans le sud et sud-est d'une part et la partie nord d'autre part du territoire. Les trois types de climat l'influencent.
      Les champs, en général de petites dimensions, présentent souvent plusieurs plantes en association. Les gros arbres n'y sont touchés parce qu'ils sont difficiles à abattre et/ou protegés par la tradition culturelle (exemples: l'Alep , le Dabema et le fromager (Ceiba pentandra) ou bien encore conservés parce que leurs fruits sont comestibles: l'Andok ou Oba (Irvingia gabonensis) et l'Ehoumeu (Coula edulis).
      On y trouve généralement des gorilles et des rongeurs.
  2. Le domaine non forestier

    1. La steppe:
      Elle représente une formation végétale à tapis herbeux bas et clair, avec très peu ou pas d'arbustes. Disséminée sur le cordon littoral de la Pointe Denis à Mayumba, on la retrouve aussi sur les plateaux Batéké dans le Haut-Ogooué. Le climat qui y règne est du type équatorial de transition.
      Trois graminées à valeur fourragère négligeable y sont fréquentes: Ctenium newtonii, Rhynchelytrum nerviglum et, R. filifolium, cette dernière étant endémique. Par contre la Steppe des plateaux Batéké, qui est enclavée dans les savanes, abrite une autre graminée: le Trachypogon thollonii. La faune est rare dans cette formation.
    2. La savane:
      Cette formation végétale a un tapis herbeux bien plus haut et plus dense que la steppe et peut présenter, en outre, un peuplement d'arbustes plus ou moins développé. Elle apparaît aussi à l'état dispersé sur l'ensemble du territoire. C'est dans l'Ogooué-Maritime, la Nyanga et surtout le Haut-Ogooué qu'elle est la mieux représentée. Les pluies s'y raréfient et la saison sèche est plus longue.
      La composition floristique est caractérisée par: Pobeguinea arrecta, Hyparrhenia diplandra qui est une fougère, Andropogon schirensis, Schizachyrium platyphylum, Loudettia arundinacea et Panicum phragmitoides.
      A ces graminées, s'ajoutent quelques arbustes tels que Hymenocardia acida, Bridelia ferrugine et Annona senegalensis.
      On y trouve comme gros mammifères, les buffles, les éléphants, le guib harnaché, etc. En revanche, le lion et le lycaon qui occupaient ces zones autrefois ont disparu maintenant.
    3. La mangrove:
      Elle est dite amphibie car elle est établie sur des terrains qui connaissent chaque jour, et de manière alternative, des périodes d'émersion et d'immersion. C'est une formation végétale côtière. Le climat y est de type équatorial de transition zone centrale.
      A ces conditions particulières, seuls quelques palétuviers ont pu s'adapter: Rhyzophora racemosa, R. harrisonii, Avicennia africana, Laguncularia racemosa et Conocarpus erectus. A côté de ces espèces arborescentes, il y a des herbacées qui caractérisent aussi la mangrove telles: Paspalum vaginatum et Acrostichum aureum.
      Ces zones de transition avec la forêt dense voisine, en eaux saumâtres, constituent l'habitat préféré de Pandanus candelabrum et d'un petit palmier épineux, Phoenix reclinata.
    4. Le domaine halieutique:
      Le réseau hydrographique du Gabon est très dense. Il regroupe le bassin de l'Ogooué, le bassin côtier, les lacs et les lagunes etc.
      La faune rencontrée dans ces différents endroits est très variée: on y trouve, par exemple: le Lamantin (Trichechus senegalensis) et l'hippopotame (Hippopotamus amphibius) qui vivent dans les lagunes et les fleuves côtiers. Alors que le chevrotain aquatique (Hyemoschus aquaticus) et le potamogale (Potamogale velox) se rencontrent sur l'ensemble du territoire. L'avifaune y est aussi présente. On rencontre assez souvent des oiseaux d'eau migrateurs dans les zones humides côtières. Les reptiles les plus caractéristiques de ces zones sont: deux espèces de petits crocodiles (Crocodylus cataphractus et Osteolaemus tetraspis) largement distribuées, alors que le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) a disparu de nombreuses rivières du fait de la chasse. La tortue luth (Dermochelys coriacea) est également commune au milieu côtier et en mer.
      Enfin, au niveau des poissons, plusieurs espèces ont été étudiées. Quatre semblent être endémiques et incluent un nouveau genre d'Ivindomyrus découvert dans le fleuve Ivindo.

Le relief:

Le Gabon présente des formes de relief variées. Bien que peu montagneux, le pays est essentiellement une région de plateaux et de collines. La topographie n'a qu'exceptionnellement un aspect complètement plat, et plusieurs massifs montagneux d'altitude médiocre présentent un relief vigoureux.
Sur le plan géologique, les deux tiers (2/3) du territoire constituent un socle datant du Précambrien (4.5 milliards d'années).

  1. Plaines, les bas-plateaux et les collines:
    Elles se rencontrent dans les régions de la Nyanga et de la Ngounié, de la Lopé, sur les bords de l'Ogooué, dans la région des lacs et le delta de l'Ogooué. Au Gabon le relief de plaine est souvent couvert de formations herbeuses (savanes) et correspond aux dépressions du bassin sédimentaire côtier et des bassins sédimentaires du Précambrien supérieur et du Francevillien.
    Les plaines du Gabon ont une altitude qui varie de 0 m à 100 m.

    1. Plaines:

      • Plaines littorales du bassin sédimentaire côtier:
        Le littoral du Gabon se déroule sur près de 950 km, en bordure du golfe de Guinée. Il se caractérise par une prédominance des côtes basses d'accumulation de sable et de vase, la rareté des côtes rocheuses et des falaises, l'absence de constructions madréporiques.
      • Les plaines Ngounié et Nyanga du Précambien supérieur:
        Les plaines de la Ngounié et de la Nyanga, séparées par monts d'Ikoundou et encadrées par deux massifs cristallins (le Mayombé et le Chaillu), offrent une topographie peu variée caractérisée par de petites ondulations. Leur nature karstique explique la rareté des cours d'eau. De nombreux chaînons et de nombreuses cuvettes troublent à peine cette monotonie.
    2. Bas-plateaux et collines:

      Se rencontrent sur le bassin sédimentaire côtier et ceux plus anciens du sud-ouest et du centre du Gabon. Leur altitude oscille entre 100 m et 200m.

      • Bas-plateaux et collines du sédimentaire côtier:
        Le Bassin côtier du Gabon est caractérisé par de basses collines enforestées, coupées d'une ligne de crête (orientée NO-SE) de 230 à 250m d'élévation, qui sépare les bassin de la Noya des cours tributaires de l'estuaire du Komo et de la baie de la Mondah. A l'est de cette crête se déroule une vaste dépression, délimitée par la muraille des monts de Cristal. Les grès de Ndombo constituent cette crête. Son profil dissymétrique révèle un front de cuesta et un revers à la pente plus douce.
      • Bas-plateaux et collines des bassins de Booué et de Franceville:
        Le relief du bassin de Franceville présente des dépressions moutonnantes de collines dont l'altitude varie autour de 360 m (plaine de la Lébiri).
        Le bassin de Booué est un ensemble d'une grande monotonie. C'est une région de lourdes collines séparées par des cours d'eau encaissés.
  2. Plateaux et les moyennes montagnes:

    1. Les plateaux:

      Ils couvrent la plus grande partie de la superficie du Gabon. Ils sont parfois fortement entaillés par les cours d'eau. La maille et la densité du réseau hydrographique donnent à ce type de relief l'aspect d'un moutonnement montagneux. Le plus grand ensemble de plateaux couvre le nord-est du pays.

      • Plateaux du Nord:
        Au nord et au nord-est, dans les provinces du Woleu-Ntem et de l'Ogooué-Ivindo, le socle cristallin s'organise en vastes plates-formes étagés. La monotonie de ces plateaux bosselés de collines innombrables est rompue par de rares reliefs isolés en forme de dômes rocheux, par des escarpement qui limitent les plateaux ou par de grandes vallées. Certaines parties de cet ensemble sont très planes (région des marécages et rivières de Djoua et de Djadié), d'autres au contraire sont fortement démantelées par l'érosion (escarpement au sud de Mitzic).
      • Plateaux Batéké:
        D'une altitude modeste, oscillant entre 500 et 830 m, les plateaux Batéké (au sud-est du Gabon) sont une unité géomorphologique essentiellement formée de sable et de grès récents (âge Tertiaire). Ce relief présente une surface ondulée autour de Léconi, mais beaucoup plus accidentée au sud ou l'altitude atteint 830 m contre 550 à 600 m plus au nord. Les cours d'eau ont disséqué profondément ces plateaux, façonnant en bordure des cirque d'érosion. Ainsi, la Léconi coule dans une large vallée en auge amorcée sur des amphithéâtres d'érosion (les cirques de Léconi).
    2. Les moyennes montagnes:

      Certains reliefs massifs constituent, malgré leur altitude peu élevée, des montagnes. Ils sont caractérisés par de fortes déclivités et leur rebord forme un escarpement qui domine de plusieurs centaines de mètres la plaine en contrebas. Tel est le cas du rebord occidental des monts de Cristal qui domine de près de 800 m la plaine de la Noya étalée à ses pieds. De même, le massif de l'Ikoundou s'élève brutalement au-dessus des plaines de la Nyanga et de la Ngounié.
      Les vallées encaissées, les versants escarpés et les crêtes aiguës sont les éléments les plus significatifs du relief des montagnes gabonaises. Celles-ci sont encore mal connues.

      • Les monts de Cristal:
        Adossés à la partie occidentale des plateaux du nord-est, les monts de Cristal sont une unité géologique constituée de roches cristallines très anciennes. C'est un relief entaillé par de profondes vallées souvent rectiligne. Sa bordure occidentale présente une topographie très accidentée liée à un rajeunissement qui a découpé, sur des lignes de failles de dessin orthogonal, un système complexe de chaînons abrupts et de vallées encaissées, drainées par des rivières torrentueuses coupées de fréquentes chutes (chutes de Kinguélé, hautes de 95 m et chutes de Tchilbélé).
      • Le Massif du Chaillu:
        Le massif du Chaillu oppose des régions semblables aux plateaux cristallins du nord à des régions au relief plus heurté. La dénivelée est relativement forte (500 à 600 m), sur une courte distance, entre les sommets (mont Mimongo à 860 m et mont Iboundji à 980 m) et la plaine de Ndendé. Cette forte dénivelée a favorisé un intense travail de l'érosion à l'origine de plateaux cuirassés, culminant vers 600-700 m, à bords très échancrés. C'est dans cette région que se trouvent les sommets les plus élevés du pays (le mont Milondo culmine à 1 020 m).
      • Les monts d'Ikoundou et le Mayombé:
        Ce sont des reliefs montagneux jeunes, c'est-à-dire pas nécessairement très élevés mais à pentes vigoureuses, dépourvus de surfaces aplanies anciennes ou récentes. Les sols de ces reliefs ne participent que de la pédogenèse actuelle. Les monts d'Ikoundou constituent le coeur du synclinal. Ils s'imposent fortement dans le paysage en dominant brutalement les plaines environnantes d'environ 150 m. Entièrement forestier, les monts sont très disséqués, à pentes fortes, principalement dans les bordures orientale et occidentale, le centre étant moins fortement entaillé.
        Le Mayombé constitue une vaste chaîne qui s'étire de l'Angola au Gabon (jusqu'aux environs de Lambaréné) en suivant une direction générale sud-est/nord-ouest. Au Gabon, la majeur partie du Mayombé est constituée de roches cristallines. Certains sommets atteignent une altitude élevée, de 700 à plus de 800 m. Le petit massif du Koumounanwali (833 m) par exemple domine l'extrémité septentrionale de la plaine de la Ngounié de 750 m. Mais pour la plupart les lignes de crêtes sont établies entre 350 et 450 m.
      • Les monts Ndjolé et la région de l'Ikoy:
        Ces unités physiographiques présentent un relief complexe très compartimenté où s'individualisent quelques crêtes comme les monts Bouvondo (911 à 922 m) au nord d'Etéké et le mont Ngour Minkong (993 m) au nord de Ndjolé.

Point culminant: Mont Iboundji 1 575 m

Principales chânes de montagnes:

  • monts de Cristal (Nord-Ouest, 900 m d'altitude),
  • monts Du Chaillu [Sud, 1 575 m (mont Iboundji)].

L'hydrologie:

Le réseau hydrographique gabonais couvre la quasi-totalité du territoire national.
Il est très hiérarchisé (plus de quatre ordres).
Son tracé est de type dendritique et son drainage extrêmement dense.
  • Les modalités de l'écoulement au Gabon:
    La régularité, la pondération et l'abondance caractérisent l'écoulement fluvial au Gabon.
    Les variations saisonnières de l'écoulement fluvial reflètent celles de la pluviométrie, mais avec un léger décalage.
    Le caractère essentiel des crues est leur faiblesse relative. Tandis que les débits d'étiage gardent toujours un assez bon niveau.
    On distingue quatre régimes hydrologiques principaux qui se rangent dans la série des régimes dits équatoriaux (le woleu-ntémien, le francevillien, le kinguéléen, le tchibangien) et le régime complexe de l'Ogooué.
  • Les principaux bassins versants:
    1. L'Ogooué, plus grand fleuve gabonais, draine 215 000 km2 dont 22 000 km2 hors du territoire national.
    2. La Nyanga est le second grand fleuve gabonais. Il est le plus méridional du pays et coule pour une moindre partie en territoire congolais. Les 80 % des 22 000 km2 de son bassin-versant sont situés au Gabon.
    3. Le Komo, avec un bassin-versant couvrant une surface de 5 000 km2 et long de 230 km, est le troisième grand fleuve gabonais. Le Komo naît en Guinée-Equatoriale, dans la partie sud-ouest du plateau du Woleu-Ntem, qu'il draine entièrement de ses eaux.
  • Les lacs et les marais:
    On note au Gabon de nombreux lacs variés. Les plus grands et plus importants d'entre eux se rencontre sur le bassin côtier, particulièrement le long du cours inférieur du fleuve Ogooué (dans la région du Bas-Ogooué). Bien que répartis sur l'ensemble du pays ils sont encore méconnus.
    On localise les marais et les marécages :
    1. au nord-est du pays: pénéplaines marécageuses du nord-est;
    2. dans le cours inférieur de l'Ogooué: la plaine d'inondation de l'Ogooué;
    3. dans les embouchures et les lagunes (marais maritimes).
  • Principaux fleuves: l'Ogooué, la Ngounié, l'Ivindo, l'Okano, le Como, la Noya, la Nyanga, le Woleu, le Ntem
  • Le réseau hydrographique ou fluvial, extrêmement dense, est constitué:
    1. principalement du fleuve Ogooué et de ses affluents (Mpassa, Ivindo, Lolo, Offooué, Ngounié).
    2. un grand nombre de lagunes (Fernan-Vaz,...), lacs (Onangué, Azingo,...) et étangs.
  • Le grand fleuve l'Ogooué prend sa source au Congo. Il a la majeure partie (1 170 km) de son cours au Gabon. Il est coupé de rapides et de passages resserrés. Ses eaux se séparent en aval de Lambaréné, dans un delta intérieur comportant des lacs, avant de constituer un delta maritime enserrant la presqu'île du Cap Lopez. L'Ogooué est navigable toute l'année en aval de N'Djolé (250 km).

Répartition du territoire (est. 1993):

  • terre arable: 1%
  • culture permanente: 1%
  • élevage permanent: 18%
  • la forêt (équatoriale): couvre 77% du territoire
  • autres: 3%

Ressources naturelles: pétrole, manganèse, uranium, or, fer, ...

Posté par AGA 2004 à 01:50 - Le Gabon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juin 2005

Charles Ntchorere: rappel historique

           PETIT RAPPEL HISTORIQUE:

Charles N'tchoreretchorere

AIRAINES est une modeste ville de 2000 habitants
située à 30 Km de la ville d'Amiens.
Cette ville a la particularité d'avoir le seul
monument en France dédié à un fils du Gabon (et l'un
des rares monuments dédiés à un Africain):
        le capitaine Charles NTCHORERE.

L'histoire d'Airaines et du Gabon commence à la
Seconde Guerre Mondiale,plus précisément en 1940.
Lors des combats de la Somme en mai et juin 1940 (qui
feront plus de 1200 morts),des centaines de soldats
Africains ont défendu avec courage la région de la
Picardie envahie par l'armée allemande.Ces soldats
appartenaient au 53ème R.I.C.M.S.(Régiment
d'Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais).Parmi ces
illustres soldats anonymes se trouvait un officier
d'origine gabonaise:le capitaine Charles NTCHORERE.

Début juin 1940, l'armée allemande réussit à défaire
le 53ème R.I.C.M.S. et occupe la région de la Somme.
Après de sanglants combats et d'énormes pertes
humaines,le 53ème R.I.C.M.S. se replie sur la petite
ville d'Airaines (à 30 Km d'Amiens).
Le capitaine NTCHORERE et ses hommes sont faits
prisonniers par les Allemands. 
Le 07 juin 1940,pour avoir refusé de se soumettre,le
capitaine NTCHORERE est froidement et lâchement
exécuté par l'armée nazie.Son corps est ensuite broyé
par un char allemand.
La ville d'Airaines n'oubliera plus jamais ce soldat
gabonais considéré encore aujourd'hui comme un
véritable héros.

Albert POIRET,âgé de 18 ans en 1940 et fils d'un
fermier de la région,jure alors de rendre un hommage
mérité à ces soldats venus d'Afrique noire et qui ont
versé leur sang pour la France.
Au début des années 1950, Albert POIRET et son épouse
Raymonde s'offusquent de ne voir aucun monument,aucun
édifice,aucune plaque commémorant la mémoire de ces
centaines de soldats Africains morts pendant les
combats de mai et juin 1940.
Albert et Raymonde POIRET décident alors de récolter
des fonds dans la région afin de réparer cet oubli.
Et cela malgré l'opposition farouche d'une poignée de
notables de la ville.

Pendant plus de 10 ans,Albert et Raymonde POIRET vont
tenter de récolter des fonds en organisant des
manifestations socioculturelles et sportives
(kermesses, corridas, tournois sportifs,courses de
cyclisme...).

En 1965 Albert et Raymonde POIRET font construire un
monument dédié au Capitaine NTCHORERE à Airaines.
Le 07 juin 1965,le Mausolée NTCHORERE est inauguré à
Airaines en présence des autorités politiques et
diplomatiques gabonaises.
Grace à la persévérance de la famille POIRET, l'une
des principales rues de la ville est rebaptisée
"Avenue Capitaine NTCHORERE".

En 1969/1970,Albert et Raymonde POIRET partent à la
recherche d'étudiants gabonais à Amiens.
Il font la connaissance des deux premiers étudiants
gabonais inscrits à l'université d'Amiens:
-Daniel ONA ONDO (aujourd'hui Ministre et professeur
agrégé d'Economie).
-Fidèle MENGUE (aujourd'hui professeur agrégé de Droit
à l'U.O.B.).
Ces deux étudiants seront les premiers d'une longue
liste à visiter régulièrement la petite ville
d'Airaines.

Albert POIRET est malheureusement décédé en 1988.
Aujourd'hui,c'est son épouse Raymonde POIRET(âgée de
80 ans) qui poursuit son oeuvre.
Depuis les années 1970, les Gabonais d'Amiens et
d'ailleurs viennent régulièrement s'incliner devant le
Mausolée NTCHORERE (l'un des rares monuments dédiés à
un Africain sur le territoire français).

Malgré son âge avancé (80 ans) et quelques problèmes
de santé, Mme POIRET reçoit régulièrement des Gabonais
dans son restaurant "Le Rallye" situé à l'Avenue
Capitaine NTCHORERE à Airaines.

Cependant,les autorités municipales d'Airaines et la
famille POIRET régrettent malheureusement le peu
d'intérêt (voire le mépris ou l'indifférence) affiché
par les autorités diplomatiques et politiques
gabonaises à l'endroit de ce monument qui est une
marque de considération à l'égard d'un fils de notre
pays.

Chaque année au mois de juin (depuis 1965),la
communauté gabonaise est invitée par la municipalité
d'Airaines aux manifestations commémorant les combats
de la Somme de juin 1940 et rendant hommage au
capitaine NTCHORERE.Et presque chaque année depuis
1970 les autorités diplomatiques et politiques
gabonaises brillent par leur absence(à part quelques
exceptions).
Les étudiants gabonais d'Amiens sont souvent seuls à
représenter le Gabon à ces grandes manifestations.

En mars 2003, le Comité directeur de l'Association des
Gabonais d'Amiens a introduit auprès des autorités
diplomatiques (Ambassade et consulat)une demande de
décoration de Mme Raymonde POIRET.
Les Gabonais d'Amiens souhaiteraient que Mme POIRET
soit honorée par le Gabon pour tous les services
rendus à notre communauté.

Le dimanche 05 juin 2005 la ville d'Airaines célèbrera
le 65ème anniversaire des combats de la Somme et de la
mort du capitaine NTCHORERE.
Nous comptons sur la mobilisation de la communauté
gabonaise et sur la participation des autorités
politiques et diplomatiques de notre pays.
Et nous espérons que Mme POIRET sera ENFIN décorée et
honorée par le Gabon.

Capitaine N'Tchoréré
A Air-aines se déroule un drame atroce.

Le village a été installé en point d'appui fortifié dans la nuit du 4 au 5 juin par le commandant Seymour et son bataillon, le 1/53° R.I.C.M.S., appuyé par une batterie du 221° R.A.C.

A l'aube, comme la plupart des autres positions françaises, le I" bataillon est attaqué. Là encore, les Allemands subissent un échec cuisant, particulièrement face à la 5° compagnie, établie aux lisières nord, dans un groupe de maisons éparses, formant une position isolée.


Cette 5e compagnie est commandée par l'un des rares officiers afri­cains, le capitaine N'Tchoréré, un Gabonais de trente-cinq ans. Engagé volontaire, il a lentement conquis tous ses galons à la force du poi­gnet. Voici dix ans, on lui a conféré l'épaulette à l'occasion d'une bril­lante campagne au Levant. N'Tchoréré est notamment l'auteur d'un rapport sur la promotion sociale des sous-officiers indigènes, qui dans un premier temps lui a valu l'animosité de son chef direct, mais dont la justesse et l'intelligence l'ont fait, depuis, adopter dans la plu­part des unités africaines. Il se sent parfaitement à l'aise dans son commandement; d'ailleurs, ses cadres européens eux-mêmes sont fiers et satisfaits d'être sous ses ordres. N'Tchoréré est un chef. C'est une des raisons pour lesquelles le commandant Seymour l'a placé à un endroit crucial pour sa défense'. Toute la journée du 5, toute la nuit suivante, le bataillon Seymour s'accroche à Airaines. C'est pour les Allemands une position vitale, un carrefour important, indispensable pour acheminer renforts et ravitaillements divers aux unités engagées vers le sud, l'Arbre-à-Mou­ches, Mesnil-Eudin, et, au-delà, vers Poix.

Le I/53e ne faiblit pas. Très vite, il s'avère que la position est contournée, et étroitement serrée de tous côtés. Mais les Sénégalais se battent, sans abandonner un pouce de terrain. A l'aube du 6 juin, un effroyable bombardement combiné, artillerie-Luftwaffe, détruit la presque totalité du village, qui brûle, jusqu'au soir. L'assaut repart bientôt; du début de la matinée à la fin de l'après-midi. Seymour tient encore.

Au crépuscule, des parlementaires protégés par un drapeau blanc viennent suggérer une reddition - Vous battre ne sert plus à rien. Nous sommes arrivés devant Feuquières.

Seymour hausse les épaules. Feuquières se trouve à une qua­rantaine de kilomètres au nord-ouest d'Airaines.

- Si ma défense ne sert à rien, pourquoi vous acharner à l'atta­quer ?

Les parlementaires s'en vont, des menaces plein la bouche. - Nous vous anéantirons, promettent-ils. Seymour ne répond pas. Presque aussitôt débouche une nouvelle attaques. Les Allemands tentent de s'infiltrer dans les lisières nord et ouest dont les maisons, qui brûlent, sont difficilement défenda bles. Une contre-attaque de la 5e compagnie, qui les prend de flanc, les oblige à reculer.

La nuit vient, peuplée du fracas d'un bombardement d'artillerie comme encore jamais les Sénégalais n'en ont subi. Ils se réfugient dans les trous, les caves, à l'abri des pans de murs, les mains sur les oreilles, dans l'impossibilité de trouver ni repos ni sommeil. Très tôt, le matin, alors qu'une brume sale stagne encore au ras du sol, les vol­tigeurs ennemis repartent à l'attaque. Vu de leur côté, Airaines n'est plus qu'un tas de ruines fumantes d'où la vie ne peut qu'être absente. Il leur reste une çinquantaine de mètres à parcourir quand, à leur grande stupéfaction, ils voient les créneaux se garnir de visages noirs qui hurlent leur haine et qui tirent, tirent encore. Le I" Bataillon n'est pas vaincu. Il n'est pas anéanti non plus.

Quelques éléments se sont faufilés entre les gravats. Ils attaquent le P.C. du bataillon à la grenade et, en un coup au but, atteignent le dépôt de munitions qui saute, achevant encore un peu plus la destruc­tion du village. Du brasier qui ronfle émergent une dizaine de Séné­galais, coupe-coupe à la main, qui taillent en pièces les grenadiers. Ce sont les cuisiniers

Pendant ce temps, une autre attaque d'infanterie escortée de chars est repoussée par la 5° compagnie. Huit Panzers sont mis hors de combat. Cette fois, pour les Allemands, c'en est trop. Toute l'artillerie disponible, tous les chasseurs bombardiers en l'air sont rameutés sur le village d'Airaines dont le brasier se rallume. Il y a maintenant trois journées entières que le 1/53` R.I.C.M.S. se bat, tout seul, sans même espérer le moindre secours. Depuis la veille, les vivres mêmes sont épuisés. Il est 20 h 30. Le commandant Seymour comprend qu'il ne tiendra plus longtemps.

- La prochaine attaque emportera tout, dit-il. Nous n'avons même plus l'espoir de sauver le front. Nous avons rempli notre mis­sion au-delà de ce qui nous était demandé. Il veut mettre la nuit à profit pour faire retraiter les soldats en état de reprendre 'le combat ailleurs. Pour cette raison, il fait rassembler dans l'église les blessés et les quelque soixante prisonniers allemands, capturés au cours des combats, puis il charge le lieute­nant Guérin, de médecin du bataillon, de prendre contact avec l'ennemi dès que les rescapés seront partis. A ce moment arrive une estafette - Le capitaine N'Tchoréré demande l'honneur de rester ici, pour livrer le dernier combat d'arrière-garde. Seymour donne son accord.

La nuit est venue. Seymour et ses hommes commencent à évacuer Airaines. Très vite, les premiers éléments accrochent l'ennemi, au sud du village. Le combat, qui s'était assoupi, se rallume. Comprenant que les Français partent, des Allemands donnent un nouvel assaut, sur la face nord. Ils espéraient peut-être arriver facilement à bout de leur objectif, ils doivent déchanter. Les débris de la 5s compagnie sont encore là et les bloquent.

Pour les réduire, les panzerpionniers sortent alors les lance-flam. mes. Et c'est à la lueur des jets d'essence enflammée que se livrent les derniers combats, d'une sauvagerie inouïe. Il faut aux Allemands réduire un à un chaque emplacement. A dix heures du soir, munitions épuisées, réduite à une quinzaine d'hommes, la 5° compagnie met bas les armes'. Le capitaine N'Tchoréré sort le premier, tenu en joue par des dizaines de mitraillettes. Il veut éviter que ses hommes ne soient fusillés, à bout portant comme cela s'est déjà produit, il le sait. Impressionnés par la rudesse du combat, la fantastique résistance qui leur a été opposée, les vainqueurs sont prêts à admirer. Mais quelques SS veillent. Ils font le tri des prisonniers, séparent les Noirs des Européens et, brutalement, renvoient N'Tchoréré croupir avec la troupe. -- Je suis officier français, proteste le capitaine.

Un geste de mépris hautain, les SS n'admettent pas qu'un « sous­homme » ait accès à l'épaulette. Ils s'emparent du capitaine N'Tcho­réré, le poussent contre un mur et le fusillent aussitôt, malgré les pro testations de ses camarades, et même des prisonniers allemands qui ont été délivrés, dans l'église. N'Tchoréré était un héros. Les Coloniaux vont en faire un symbole.

Posté par AGA 2004 à 10:49 - rappel histoire - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1