09 mai 2008
Un gabonais arbitre en Belgique
Source: Camer
Belgique -Gabon : Jérome Nzolo , ‘’ Mon image a bonne réputation partout en Afrique’’
Jérôme Efong Nzolo est réputé pour sa sympathie et son sourire légendaire. Il est le premier arbitre de football africain noir de haut niveau en Belgique, voire en Europe. Il a dirigé sa première rencontre de ligue Jupiler en janvier 2006. Rencontre avec celui qui se prépare à diriger les matches de la France, de la Suisse, de la Suède et de l’Italie.
Monsieur NZOLO, il semble que vous arbitrez un match par saison à l’Union Saint-Gilloise. Confirmez-vous cette information ?
(Rire) Une fois par saison ! Cela fait longtemps que je suis venu arbitrer un match sur le stade de l’Union. Mon premier match en division 3 je l’ai fait ici. Un reportage de la RTBF en a même été fait. J’ai encore un bon souvenir de ce jour là. Il y a 3 ou 4 ans, je n’ai plus arbitré ici. Cela fait plaisir de revenir en tout cas.
Comment gérez-vous et la pression du public et celle des joueurs sur la pelouse ?
C’est une chose que je dis tout le temps. En tant qu’africain «on relativise facilement» les situations. Je m’occupe des enfants en difficultés et cela m’aide aussi. D’aucun estime que les joueurs essayent d’intimider les arbitres. Moi j’en ai vu pire que ça (des intimidations NDLR) d’où je viens (de l’Afrique NDLR). La pression ou le stress n’existent pas chez nous.
Il se dit aussi que Monsieur NZOLO est physiquement fort. Est-ce vrai ?
C’est vrai que pour arbitrer à un certain niveau, on doit être fort parce que les joueurs sont prêts à tout pour vous jeter des peaux de bananes. Si vous êtes mal placé et que vous tombez dans leur jeu, une équipe peut être défavorisée de votre fait. Ceci peut arriver alors que ce n’était pas votre intention expresse mais parce que vous n’avez pas été physiquement prêt et que vous avez cédé à une pression.
Pour revenir à votre question, je dois quand même être fort parce que je suis un exemple pour beaucoup de mes frères africains. Le jour où cela n’ira pas on en parlera mais pour le moment ça va. Tant mieux pour moi, tant mieux pour le football, tant mieux pour tout le sport.
Vous puisez votre énergie dans la Bible aussi…
Je vais continuer à travailler pour que tout aille bien jusqu’à la fin de ma carrière. Je suis chrétien et Dieu est grand et j’espère que ça continuera ainsi.
Vous arbitrez des matches de première et de deuxième division. Est-ce que la pression reste la même à ces 2 niveaux de compétition ?
Que ce soit au niveau international, en première division ou chez les minimes, je pars du principe que quel que soit le match, l’arbitre doit être à la hauteur. La même qualité d’arbitrage doit être faite pour tous les niveaux et pour toutes les catégories.
Et quelles sont les qualités d’un bon arbitre ?
C’est difficile à dire ! L’on dit que Monsieur NZOLO est sympathique, souriant. Oui, les africains sont sympathiques et souriants.
Vous êtes un peu le Colina … de la Belgique ?
Mon premier match en première division opposait le Brussels à Lokeren il y a quelques années. Je sais le poids que j’ai sur mes épaules en tant que premier arbitre noir africain. Ca a été certainement le cas aussi pour le premier noir ayant évolué avec les Diables Rouges. Tout ceci pour vous dire que je n’aime pas les comparaisons.
Je n’empêche pour autant pas les autres de le faire. Colina de Belgique ? Je n’arrive pas encore à la cheville de ce Monsieur.
Vous avez été sacré 2 fois de suite meilleur arbitre de la Belgique en 2006 et 2007. Cela pourrait nourrir la comparaison que je viens d’évoquer. Vous n’assumer pas le fait d’être le Colina de la Belgique ?
Je ne peux pas être Colina ! Lorsque Colina ouvrait les yeux, les joueurs reculaient. Si je fais comme lui, ça ne va pas marcher. Le plus important dans la vie c’est que quel que soit ce que l’on fait, il faut rester soi-même. Je l’ai toujours dit, la condition physique compte énormément. La relation humaine est importante aussi.
Et comment avez-vous vécu vos lauriers successifs ?
Le titre de meilleur arbitre n’a été que la reconnaissance professionnelle de la part des joueurs professionnels de la première division belge. Il a fallu qu’on me fasse confiance pour que je sois où j’en suis aujourd’hui. Cette double consécration donne raison à ceux-là même qui m’ai fait confiance. J’espère que je continuerai à leur rendre cette confiance.
Quelle appréciation fait–on de votre image dans votre pays d’origine, le Gabon ?
Je vais même vous surprendre ! Mon image a bonne réputation partout en Afrique. La chaîne de télévision TV5 a fait un reportage me concernant. J’ai eu écho de sa large diffusion sur le continent africain.
Vous avez sans doute été formé à la bonne école…
Je dirais oui et c’est une chance. Jean-Baptiste UNTING, arbitre de D1 ici en Belgique, a formé les arbitres de la dernière CAN Ghana 2008. Il est titulaire d’un doctorat en éducation physique. Werner Ersen s‘occupait lui des arbitres pendant la coupe du monde. Ces deux Belges ont entendu parler de moi par leurs confrères, loin de la Belgique.
Au Gabon c’est grandiose. J’ai été reçu par l’Ambassadeur du Gabon en Belgique. Le relais a été fait au niveau des médias nationaux. Le Gala du meilleur arbitre de Belgique a été largement diffusé sur la chaîne nationale de télévision, la radio télévision gabonaise (RTG).
Est-ce que vous êtes souvent retourné au Gabon ?
Cela fait 2 ans que je n’y suis pas allé. Si Dieu le veut, j’y vais au mois de juin prochain.
Avez-vous reçu des sollicitations sur le plan international ?
Je vais arbitrer mon premier tournoi international en Suisse du 24 mai au 1er juin. J’arbitrerai le groupe 6 qui comprend la France, l’Italie, la Suède et la Suisse. Il s’agit des équipes nationales de moins de 19 ans.
Avez-vous rencontré des stars africaines en dehors de celles qui évoluent en Belgique ?
Oui. Samuel Eto’o et Roger Milla notamment. Je les ai rencontrés il y a deux ans ici en Belgique lors du Jubilé de Fargeon.
C’est important pour vous d’être ambassadeur de tout un continent dans le métier d’arbitre de football ?
C’est extraordinaire ! On peut avoir toutes les qualités du monde mais tant que ce n’est pas reconnu ça n’a pas de valeur.
Avez-vous déjà été contacté par la confédération africaine de football (CAF) ?
Non, je n‘ai pas encore eu de contact avec la CAF.
16 novembre 2006
Gabon : un homme meurt par excès d'orgasme dans une chambre d'hôtel à Libreville
Source: gabonews
Un fonctionnaire gabonais, la cinquantaine révolue est décédé dans la nuit de lundi à mardi par excès d'orgasme dans une chambre d'hôtel dans le 6ème arrondissement de Libreville, ont rapporté des témoins à GABONEWS.
L'homme s'est introduit dans la chambre avec une jeune gabonaise âgée d'environ 20 ans. La ‘‘petite'' qui voulait mieux faire a appliqué la technique du « soufflet » pour faire transcender son partenaire.
Le « soufflet » est une technique à la mode dans les milieux juvéniles de Libreville. Il s'agit d'un massage anal accompagné d'un léger soufflement buccal délicatement appliqué par la femme pour son partenaire.
« Le soufflet produit un orgasme prolongé. L'homme perd le contrôle et on peut lui arracher des fortunes », a expliqué Mlle X à la police.
« Lorsque j'ai fini l'opération, j'ai constaté que mon partenaire était devenu inerte. J'ai tenté de le secoué mais sans succès. C'est alors que j'ai informé la réception pour faire venir un corbillard », a-t-elle raconté sans remord à la police.
Le réceptionniste a retenu la jeune fille qui a participé à l'évacuation de la dépouille dans une morgue. Elle-même a été tout de suite transférée à la police judiciaire (PJ) pour des besoins de l'enquête.
Peu avant cette virée mortelle, la victime qui était mariée a pris le repas du soir avec son épouse. Pour s'échapper de son domicile, il aurait prétexté un rendez-vous avec des amis. Ce que son épouse n'a pas contesté.
C'est donc à la surprise générale que l'épouse a appris le décès de son époux.
03 septembre 2006
Foot - CAN 2008 : Le Gabon de Giresse cartonne
Source: lequipe
Les Panthères, entraînées par Alain Giresse, ont ouvert le score par Henri Antchouet, avant que le Lensois Daniel Cousin ne transforme un penalty après l'heure de jeu, pour son deuxième match après six ans d'absences en sélection. Le joueur de Reims (et ancien Nantais) Shiva Nzigou y est ensuite allé de son doublé en deux minutes, offrant un succès probant à son pays. La suite de cette première journée aura lieu dimanche et en début de semaine prochaine. D.Be
13 avril 2006
Un gabonais arbitre: division 1 en belgique
Félicitation à ce compatriote et bonne chance à Fritz(Amiens).
ele jp
Belgique : un arbitre noir dans le foot des Blancs - André Linard
(Syfia Belgique) Pour la première fois, un arbitre noir a dirigé un match de football de division 1 en Belgique. À 31 ans à peine, ce Gabonais d’origine résout les problèmes par son sourire.
Samedi 28 janvier, 21 h 45. Dans ce petit stade de la banlieue de Bruxelles, un homme en jaune, tout sourire, siffle la fin d’un match de football sans histoires entre deux équipes moyennes. Pourtant, la télé est là et se tourne rapidement vers l’arbitre. C’est en effet la première fois qu’un match de division un belge est dirigé par un referee de couleur : Jérôme Efong Nzolo.
Ce Gabonais d’origine, naturalisé belge, a depuis deux semaines les honneurs de toute la presse nationale.
Certains pour raconter son histoire, depuis sa blessure lorsqu’il était footballeur dans son pays jusqu'à son arrivée en Belgique, en 1995, pour y suivre des cours, en passant par la finale de coupe du Gabon qu’il dirigea à 21 ans devant 40 000 personnes. D’autres pour s’inquiéter : les supporteurs et même les joueurs ne sont pas des enfants de chœur et les propos racistes fusent plus qu’à leur tour dans les stades. "Aujourd'hui, cela s’est bien passé, a expliqué Jérôme Efong Nzolo à l’issue du match de samedi, mais je sais que chaque semaine risque d’être différente."
Pour faire face, l’homme dispose d’une arme qui a séduit les spectateurs : son sourire, qui semble ne jamais le quitter. "J’arbitre par plaisir, et ça se voit sans doute. Le jour où je n’y prendrai plus de plaisir, j’arrêterai." À nos confrères du Soir, il a raconté qu’à ses débuts, un spectateur lui a crié de retourner… au Congo. "Je lui ai répondu par un sourire et je ne l’ai plus entendu de tout le match." Rien de tout cela ce samedi : devant à peine 4 000 spectateurs, l’arbitre, qui suivait le jeu de très près, a simplement distribué deux cartons jaunes.
Racisme positif
En dehors des stades, Jérôme Efong Nzolo est éducateur dans un centre pour jeunes en décrochage scolaire, ce qui, dit-il, est plus compliqué que canaliser l’énergie de footballeurs. Avant d’arriver en division 1, il a d’ailleurs, comme ses collègues, fait ses classes dans les matchs de jeunes. Et lorsqu’un confrère lui demande s'il ne trouve pas étonnant qu’on fasse tant d’histoires à cause de sa couleur de peau alors que cela devrait être considérée comme normal, il répond : "Pour moi, c’est du racisme positif, celui où on met l’autre en évidence grâce à ses qualités. Je suis le premier donc c’est un petit événement, mais je suppose qu’il en fut ainsi aussi la première fois qu’un joueur noir a joué dans l’équipe nationale. Aujourd’hui, c’est banal."
Une belle histoire, donc. Mais la même semaine, le président d’un club de football de province s’est adressé à la presse, ulcéré par les insultes racistes proférées envers les joueurs noirs ou maghrébins, devenues "le lot commun" des matchs, dès les compétitions de minimes. Les bagarres, entre ces gamins qui ont entre 8 et 10 ans, sont souvent attisées par les parents supporteurs. Combien de Jérôme Efong Nzolo faudra-t-il pour en finir avec ça ?
14 août 2005
hymne nationale
Uni dans la concorde et la fraternité,
Eveille-toi Gabon, une aurore se lève,
Encourage l'ardeur qui vibre et nous soulève!
C'est enfin notre essor vers la félicité.
C'est enfin notre essor vers la félicité.
Eblouissant et fier, le jour sublime monte
Pourchassant ä jamais l'injustice et la honte.
Qu'il monte, monte encore et calme nos alarmes
Qu'il prône la vertu et repousse les armes.
Oui que le temps heureux rêvé par nos ancêtres
Arrive enfin chez nous, réjouisse le êtres,
Et chasse les sorciers, ces perfides trompeurs
Qui semaient le poison et répandaient la peur.
Afin qu'aux yeux du monde et des nations amis
Le Gabon immortel reste digne d'envie.
Oublions nos querelles, ensemble bâtissons
L'édifice nouveau auquel tous nous rêvons.
Des bords de l'Océan au coeur de la forêt,
Demeurons vigilant, sans faiblesse et sans haine!
Autour de ce drapeau, qui vers l'honneur nous mène,
Saluons la Patrie et chantons sans arrêt.
14 juin 2005
Géographie du Gabon
Le Gabon est situé à l'ouest du continent africain et sa côte Ouest débouche sur l'Océan Atlantique.
Pays d'Afrique centrale il est limité:
- au Nord-Ouest par la Guinée Equatoriale,
- au Nord par le Cameroun,
- à l'Est et au Sud par le Congo.
Coordonnées géographiques:1 00 S, 11 45 E
Heure: GMT + 1
- Totale: 267 670 km2
- Terre ferme: 257 670 km2
- Eaux: 10,000 km2
Frontière du pays:
Totale: 2 552 km
- avec le Cameroun: 298 km
- avec la République Populaire du Congo: 1 903 km
- avec la Guinée Equatoriale: 350 km
Principales villes:
- Libreville (capitale, 400 000 hbts),
- Port-Gentil (capitale économique, 164 000hbts),
- Franceville (75 000 hbts),
- Oyem (29 000)
- Lambaréné?
Ports: Port-Gentil, Owendo, Mayumba, Nyanga
La côte: 885 km
Climat:
Les critères de distinction des régimes climatiques du Gabon sont fonction de la distribution et du rythme des précipitations. Ainsi peut-on distinguer trois principaux types de climats: le climat équatorial pur, le climat équatorial de transition de la zone centrale et le climat équatorial du sud-ouest et du littoral centre atlantique.
Le climat est essentiellement: tropical chaux, humide et pluvieux
Tempétarures moyennes: 22°-32°C
Taux d'humidité: 85%
Précipitations: 2 000 - 3 800 mm de pluies annuelles
Insolation: 1400h/an
Evaporation: 1 300 mm
Evapotranspiration: 1 400 mm
Vents: 5m/s
Saisons:
- 2 saisons sèches: mai-sept. (grande saison sèche) et déc.-janv. (petite saison sèche)
- 2 saisons des pluies: sept.-déc. (petite saison des pluies) et fév.-mai (grande saison des pluies)
Pédologie:
Les sols ferralitiques sont les mieux représentés et les caractéristiques du Gabon.
La chaleur et l'humidité favorise en effet l'altération des roches.
Les types de sols ferralitiques:
Deux types de sols ferrallitiques peuvent être opposés au Gabon:
- sols ferralitiques typiques:
Sont argileux (kaolinite, montmorillonite, parfois gibbsite), comportant des minéraux non altérables comme le quartz. Ils sont profonds (plusieurs mètres), présentent des horizons peu différenciés. Il n'existe pas de phénomènes de concrétionnement ou de cuirassement bien caractérisés. Ce sont les sols les mieux représentés sur le socle gabonais, et les plus caractéristiques. - sols ferralitiques à cuirassement:
Certains sols présentent un niveau cuirassé. Ce sont des sols polygéniques, qui se sont formés au cours d'une succession d'ambiances climatiques contrastées, à tendance sèche et à tendance humide. Les horizons sont très différenciés.
Les variétés des sols:
- sols sur socle granitique et granito-gneissique: sont typiquement ferralitiques, localisés dans toute la partie centre-nord du Gabon. Ils sols sont très épais, ne présentent pas de concrétionnement ferrugineux dans leur profil, sinon à grande profondeur. Ils sont jaunes et contiennent au moins 60% d'argile (kaolinite). L'altération s'est effectuée en milieu forestier très humide. Leur structure très fine leur assure une bonne perméabilité, mais ils sont assez fragiles.
- la diversité des sols sur terrains sédimentaires reflète assez bien la diversité des roches-mères:
- sols des terrains précambriens ne sont pas très profonds.
- sols sableux des plateaux Batéké et gréseux du bassin côtier ne contiennent que 2 à 15% d'argiles et sont chimiquement pauvres, peu cohérents et donc sensibles à l'érosion.
- sols gréseux du bassin côtier ont une texture sablo-argileuse (20 à 30% d'argiles) à argilo-sableuse (30 à 45% d'argiles).
- sols du bassin sédimentaire côtier à une texture sablo-argileuse
- sols hydromorphes sur alluvions récentes et actuelles se rencontrent dans le bassin sédimentaire côtier et dans les vallées du nord et du nord-est du Gabon.
Les podzols sont observés sur les alluvions marines récentes des cordons littoraux ou sur les dépôts fluviatiles des vallées Batéké. - sols du sud-ouest gabonais (synclinal de la Nyanga) caractérisés par des contrastes géologiques. Dans le massif de l'Ikoundou, les sols sont profonds, non concrétionnés et présentent un horizon inférieur argilo-sableux (à 45% d'argile) et un horizon supérieur souvent appauvri en argile et en fer sur les 30 premiers centimètres. Sur les éminences de la pénéplaine Ngounié-Nyanga, les sols sont anciens, montrent des niveaux ferrugineux, dans les zones basses, ils sont récents (hydromorphes).
Végétation:
Le Gabon appartient au domaine gabono-camerounais qui est le plus riche en espèces végétales de toute la forêt tropicale africaine. Dans la forêt gabonaise, on trouve en effet plus d'anciens refuges que dans les autres pays de la sous-région. Ceci est une des justifications du taux très élevé d'endémisme. Il compte environ 8 000 espèces végétales avec 20% de taux d'endémisme. Les forêts les plus dégradées sont celles de la zone côtière, souvent exploitées à plusieurs reprises, le taux de déforestation étant estimé à environ 0,1% par an. L'essence assurant la plupart des exportations en bois est l'Okoumé. Mais l'exploitation de la plupart des bois divers est en augmentation. Seules les forêts du nord-est et certaines zones du sud-est et du centre-sud sont encore indemnes. En nombre d'espèces végétales, les Monts de Cristal sont la région la plus riche du Gabon et probablement une des plus riches de toute l'Afrique Tropicale. Le Gabon recèle en outre, 150 espèces de mammifères et 600 espèces d'oiseaux dont plusieurs sont endémiques. Le CENAREST, en 1979 , a également répertorié 65 espèces de reptiles terrestres et d'eau douce et environ 100 espèces d'amphibiens.
Le Gabon est couvert à 85% par la forêt (230.000 km2). On y trouve pourtant deux grands types de domaines. Le domaine forestier prédominant comprend les forêts exploitées ou non exploitées, les forêts secondaires et jachères et finalement la forêt plantée (reboisement, cultures traditionnelles). Le domaine non forestier, quant à lui constitue les 15% restants et est essentiellement couvert de savanes, de mangroves, de marécages ouverts, auxquelles on ajoute les espaces occupés par les hommes (villes, villages, campements).
- Le domaine forestier:
Six types de fomations végétales appartiennent à cet ensemble:- la forêt inondée et marécageuse:
C'est une formation amphibie très morcelée et dispersée dans le nord-est et l'ouest du pays avec une forte concentration au nord-est de l'Ogooué-Maritime. D'une manière générale, il n'est pas facile d'en définir les limites exactes, car elles varient dans l'espace et dans le temps. Elle subit une double influence, climat équatorial pur au nord-est et climat équatorial de transition à l'ouest.
La spécificité de la zone se traduit par la présence des espèces que l'on ne retrouve pas ailleurs: le Bahia (Mitragyna ciliata), l'Aloma ou le Bilinga d'eau (Nauclea pobeguinii), l'Ebiara (Berlinia bracteosa), le Zingana (Microberlina brazzavillensis), l'Idewa (Haplormosia monophylla), le Nogo (Lecomtedoxa nogo), etc. D'autre part, on y trouve beaucoup de fougères dont Cyathea camérooniana et C. manniana qui sont arborescentes. Les palmiers-raphia sont aussi des espèces caractéristiques des bords des cours d'eau et des bas-fonds.
La faune rencontrée fréquemment est composée du sitatunga (Tragelaphus Spekei), des gorilles (Gorilla Gorilla), des éléphants (Loxodonta Africana), etc. - la forêt du bassin côtier:
Elle a une étendue de 60.000 km2 et occupe un terrain peu accidenté. Le bassin sédimentaire côtier s'étend du littoral aux premières pentes des monts de Cristal et du massif du Chaillu. C'est la région la plus arrosée du pays. Ici le climat est de type équatorial de transition avec une moyenne annuelle de précipitations dépassant les 2 m et atteingnant parfois les 3 m sur la frange nord.
La flore y est peut être caractérisée par les espèces ligneuses suivantes: l'Ozouga (Sacoglottis gabonensis), l'Oken (Swartzia fistuloides), l'Angoa (Erismadelphus exsul), des Heisteria, l'Alep (Desbordesia glaucescens), l'Ozigo (Dacryodes buttneri), et, bien sur, l'Okoumé (Aucoumea klaineana). A cause de la facilité d'accès à ces essences, ayant un intérêt économique évident, cette formation a été la première à connaître l'exploitation industrielle du bois. L'existence sur cette zone de quelques bas-fonds d'accès difficiles a permis d'y sauvegarder quelques îlots de forêt à peu près intacts.
En ce qui concerne la faune, selon McShane-Caluzi (1990), elle est cracterisée par la présence de deux sous-espèces endémiques: Kobus defassa penricei, Céphalophus ogilbyi crusalbum aux pattes blanches, et une espèce endémique le Cercocebus torquatus. On trouve aussi de grands mammifères tels: l'éléphant de forêt, le gorille des plaines occidentales, le chimpanzé (Pan troglodytes) et beaucoup d'autres cephalophes de forêt et des primates. - la forêt des montagnes gabonaises:
Faisant naturellement suite à la formation du bassin côtier, elle s'étend sur 35.000 km2 dans les monts de Cristal et le massif du Chaillu. Le climat qui y règne est de type équatorial de transition.
Sa flore est apparentée à celle du bassin côtier. L'Okoumé, l'Alep et l'Ozigo y sont encore abondants. L'Ozouga y disparaît ou se raréfie, tout comme l'Angoa. Les Césalpiniacées et notamment les Andoungs du genre Monopetalanthus y sont bien représentés. Du fait qu'elle occupe une zone accidentée, difficile d'accès, cette formation est restée longtemps épargnée de la folie destructrice des exploitants forestiers.
Le singe, Cercopithecus solatus, découvert en 1984 par Micheal Harrison, y est endémique. On note également la présence d'une espèce rare d'invertébré, l'Antimachus (Druryeia antimachus), identifiée à la Réserve de la Lopé. Enfin , l'éléphant (Loxodonta africana) y est bien représenté. - la forêt des plateaux de l'intérieur:
Avec ses 50.000 km2 de superficie, cette formation occupe les plateaux du centre du Gabon. Elle fait suite à la formation des montagnes et représente la limite de peuplements d'Okoumé qu'on ne rencontre plus au-delà. Enfin, elle est absente des plateaux Batéké , de ceux du nord-est et dans le sud-ouest du pays. Le climat y est à dominance du type équatorial de transition avec une abondante humidité et une saison sèche n'excédant pas trois mois.
Cette forêt accuse un changement très net. Le Beli (Paraberlinia bifoliolata), le Sorro ou Sogho (Scyphocephalium ochocoal), l'Ilomba (Pycnanthus angolensis) et l'Angona (Pentaclethra eetveldeana) y sont abondants et vont participer désormais à la constitution d'un fond floristique commun à toutes les forêts du nord-est.
Les éléphants et les chimpanzés colonisent cette partie de la forêt. - la forêt sans Okoumé des plateaux du nord-est:
Cette formation couvre 55.000 km2 et s'étend jusqu'à la frontière nord-ouest du pays et du centre-sud du Cameroun. C'est la seule formation forestière qui a un climat équatorial pur.
Cette zone constituée de forêt vierge, forme avec ses éléments limitrophes du Cameroun et du Congo, le bloc le plus vaste de forêt existant encore en Afrique. Si l'Okoumé disparaît entièrement de cette forêt, il en est de même pour d'autres espèces qui se raréfient. On peut citer par exemple: l'Odzikouna (Scytopetalum klaineanum), l'Owui (Hexalobus crispiflorus), le Mvana (Hylodendron gabunense), l'Alep (Desbordesia glaucescens) et le Sorro (Scyphocephalium ochocoa). D'autres, à l'inverse, apparaissent pour la première fois ou deviennent plus abondantes: l'Obèché ou Ayous (Triplochiton scleroxylon), le Limba (Terminalia superba), le Nka (Pteleopsis hylodendron) et le Wengue (Milletia laurentii). Il convient aussi de mentionner le Nsigna ou arbre à ail (Scorodophloeus zenkeri) et le Limbala (Gilbertiodendron dewevrei) qui sont à dominantes locales dans la forêt congolaise voisine.
Selon Mcshane-Caluzi dans "Conservation avant la crise: stratégie pour la conservation au Gabon", il pourrait exister jusqu'à 20.000 éléphants dans le nord-est et par voie de conséquence, la densité des éléphants de cette forêt serait la plus forte connue en Afrique. Les populations de gorilles et de chimpanzés ont été respectivement estimées à 4 000 et 9 000. D'autres animaux de la région comprennent onze espèces de bovidés: six céphalophes de forêt, antilope de Bates, guib harnaché, sitatunga, bongo et buffle de forêt, et neuf espèces de primates diurnes. Deux espèces d'oiseaux, Picathartes oreas et Bradypterus grandis, sont citées dans le Read Data Book de CIPO/UICN des oiseaux en voie de disparition en Afrique. - les plantations de sylviculture, les jachères et forêts dégradées:
Estimé à environ 30.000 km2, ce domaine est disséminé dans le sud et sud-est d'une part et la partie nord d'autre part du territoire. Les trois types de climat l'influencent.
Les champs, en général de petites dimensions, présentent souvent plusieurs plantes en association. Les gros arbres n'y sont touchés parce qu'ils sont difficiles à abattre et/ou protegés par la tradition culturelle (exemples: l'Alep , le Dabema et le fromager (Ceiba pentandra) ou bien encore conservés parce que leurs fruits sont comestibles: l'Andok ou Oba (Irvingia gabonensis) et l'Ehoumeu (Coula edulis).
On y trouve généralement des gorilles et des rongeurs.
- la forêt inondée et marécageuse:
- Le domaine non forestier
- La steppe:
Elle représente une formation végétale à tapis herbeux bas et clair, avec très peu ou pas d'arbustes. Disséminée sur le cordon littoral de la Pointe Denis à Mayumba, on la retrouve aussi sur les plateaux Batéké dans le Haut-Ogooué. Le climat qui y règne est du type équatorial de transition.
Trois graminées à valeur fourragère négligeable y sont fréquentes: Ctenium newtonii, Rhynchelytrum nerviglum et, R. filifolium, cette dernière étant endémique. Par contre la Steppe des plateaux Batéké, qui est enclavée dans les savanes, abrite une autre graminée: le Trachypogon thollonii. La faune est rare dans cette formation. - La savane:
Cette formation végétale a un tapis herbeux bien plus haut et plus dense que la steppe et peut présenter, en outre, un peuplement d'arbustes plus ou moins développé. Elle apparaît aussi à l'état dispersé sur l'ensemble du territoire. C'est dans l'Ogooué-Maritime, la Nyanga et surtout le Haut-Ogooué qu'elle est la mieux représentée. Les pluies s'y raréfient et la saison sèche est plus longue.
La composition floristique est caractérisée par: Pobeguinea arrecta, Hyparrhenia diplandra qui est une fougère, Andropogon schirensis, Schizachyrium platyphylum, Loudettia arundinacea et Panicum phragmitoides.
A ces graminées, s'ajoutent quelques arbustes tels que Hymenocardia acida, Bridelia ferrugine et Annona senegalensis.
On y trouve comme gros mammifères, les buffles, les éléphants, le guib harnaché, etc. En revanche, le lion et le lycaon qui occupaient ces zones autrefois ont disparu maintenant. - La mangrove:
Elle est dite amphibie car elle est établie sur des terrains qui connaissent chaque jour, et de manière alternative, des périodes d'émersion et d'immersion. C'est une formation végétale côtière. Le climat y est de type équatorial de transition zone centrale.
A ces conditions particulières, seuls quelques palétuviers ont pu s'adapter: Rhyzophora racemosa, R. harrisonii, Avicennia africana, Laguncularia racemosa et Conocarpus erectus. A côté de ces espèces arborescentes, il y a des herbacées qui caractérisent aussi la mangrove telles: Paspalum vaginatum et Acrostichum aureum.
Ces zones de transition avec la forêt dense voisine, en eaux saumâtres, constituent l'habitat préféré de Pandanus candelabrum et d'un petit palmier épineux, Phoenix reclinata. - Le domaine halieutique:
Le réseau hydrographique du Gabon est très dense. Il regroupe le bassin de l'Ogooué, le bassin côtier, les lacs et les lagunes etc.
La faune rencontrée dans ces différents endroits est très variée: on y trouve, par exemple: le Lamantin (Trichechus senegalensis) et l'hippopotame (Hippopotamus amphibius) qui vivent dans les lagunes et les fleuves côtiers. Alors que le chevrotain aquatique (Hyemoschus aquaticus) et le potamogale (Potamogale velox) se rencontrent sur l'ensemble du territoire. L'avifaune y est aussi présente. On rencontre assez souvent des oiseaux d'eau migrateurs dans les zones humides côtières. Les reptiles les plus caractéristiques de ces zones sont: deux espèces de petits crocodiles (Crocodylus cataphractus et Osteolaemus tetraspis) largement distribuées, alors que le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) a disparu de nombreuses rivières du fait de la chasse. La tortue luth (Dermochelys coriacea) est également commune au milieu côtier et en mer.
Enfin, au niveau des poissons, plusieurs espèces ont été étudiées. Quatre semblent être endémiques et incluent un nouveau genre d'Ivindomyrus découvert dans le fleuve Ivindo.
- La steppe:
Le relief:
Le Gabon présente des formes de relief variées. Bien que peu montagneux, le pays est essentiellement une région de plateaux et de collines. La topographie n'a qu'exceptionnellement un aspect complètement plat, et plusieurs massifs montagneux d'altitude médiocre présentent un relief vigoureux.
Sur le plan géologique, les deux tiers (2/3) du territoire constituent un socle datant du Précambrien (4.5 milliards d'années).
- Plaines, les bas-plateaux et les collines:
Elles se rencontrent dans les régions de la Nyanga et de la Ngounié, de la Lopé, sur les bords de l'Ogooué, dans la région des lacs et le delta de l'Ogooué. Au Gabon le relief de plaine est souvent couvert de formations herbeuses (savanes) et correspond aux dépressions du bassin sédimentaire côtier et des bassins sédimentaires du Précambrien supérieur et du Francevillien.
Les plaines du Gabon ont une altitude qui varie de 0 m à 100 m.- Plaines:
- Plaines littorales du bassin sédimentaire côtier:
Le littoral du Gabon se déroule sur près de 950 km, en bordure du golfe de Guinée. Il se caractérise par une prédominance des côtes basses d'accumulation de sable et de vase, la rareté des côtes rocheuses et des falaises, l'absence de constructions madréporiques. - Les plaines Ngounié et Nyanga du Précambien supérieur:
Les plaines de la Ngounié et de la Nyanga, séparées par monts d'Ikoundou et encadrées par deux massifs cristallins (le Mayombé et le Chaillu), offrent une topographie peu variée caractérisée par de petites ondulations. Leur nature karstique explique la rareté des cours d'eau. De nombreux chaînons et de nombreuses cuvettes troublent à peine cette monotonie.
- Plaines littorales du bassin sédimentaire côtier:
- Bas-plateaux et collines:
Se rencontrent sur le bassin sédimentaire côtier et ceux plus anciens du sud-ouest et du centre du Gabon. Leur altitude oscille entre 100 m et 200m.- Bas-plateaux et collines du sédimentaire côtier:
Le Bassin côtier du Gabon est caractérisé par de basses collines enforestées, coupées d'une ligne de crête (orientée NO-SE) de 230 à 250m d'élévation, qui sépare les bassin de la Noya des cours tributaires de l'estuaire du Komo et de la baie de la Mondah. A l'est de cette crête se déroule une vaste dépression, délimitée par la muraille des monts de Cristal. Les grès de Ndombo constituent cette crête. Son profil dissymétrique révèle un front de cuesta et un revers à la pente plus douce. - Bas-plateaux et collines des bassins de Booué et de Franceville:
Le relief du bassin de Franceville présente des dépressions moutonnantes de collines dont l'altitude varie autour de 360 m (plaine de la Lébiri).
Le bassin de Booué est un ensemble d'une grande monotonie. C'est une région de lourdes collines séparées par des cours d'eau encaissés.
- Bas-plateaux et collines du sédimentaire côtier:
- Plaines:
- Plateaux et les moyennes montagnes:
- Les plateaux:
Ils couvrent la plus grande partie de la superficie du Gabon. Ils sont parfois fortement entaillés par les cours d'eau. La maille et la densité du réseau hydrographique donnent à ce type de relief l'aspect d'un moutonnement montagneux. Le plus grand ensemble de plateaux couvre le nord-est du pays.- Plateaux du Nord:
Au nord et au nord-est, dans les provinces du Woleu-Ntem et de l'Ogooué-Ivindo, le socle cristallin s'organise en vastes plates-formes étagés. La monotonie de ces plateaux bosselés de collines innombrables est rompue par de rares reliefs isolés en forme de dômes rocheux, par des escarpement qui limitent les plateaux ou par de grandes vallées. Certaines parties de cet ensemble sont très planes (région des marécages et rivières de Djoua et de Djadié), d'autres au contraire sont fortement démantelées par l'érosion (escarpement au sud de Mitzic). - Plateaux Batéké:
D'une altitude modeste, oscillant entre 500 et 830 m, les plateaux Batéké (au sud-est du Gabon) sont une unité géomorphologique essentiellement formée de sable et de grès récents (âge Tertiaire). Ce relief présente une surface ondulée autour de Léconi, mais beaucoup plus accidentée au sud ou l'altitude atteint 830 m contre 550 à 600 m plus au nord. Les cours d'eau ont disséqué profondément ces plateaux, façonnant en bordure des cirque d'érosion. Ainsi, la Léconi coule dans une large vallée en auge amorcée sur des amphithéâtres d'érosion (les cirques de Léconi).
- Plateaux du Nord:
- Les moyennes montagnes:
Certains reliefs massifs constituent, malgré leur altitude peu élevée, des montagnes. Ils sont caractérisés par de fortes déclivités et leur rebord forme un escarpement qui domine de plusieurs centaines de mètres la plaine en contrebas. Tel est le cas du rebord occidental des monts de Cristal qui domine de près de 800 m la plaine de la Noya étalée à ses pieds. De même, le massif de l'Ikoundou s'élève brutalement au-dessus des plaines de la Nyanga et de la Ngounié.
Les vallées encaissées, les versants escarpés et les crêtes aiguës sont les éléments les plus significatifs du relief des montagnes gabonaises. Celles-ci sont encore mal connues.- Les monts de Cristal:
Adossés à la partie occidentale des plateaux du nord-est, les monts de Cristal sont une unité géologique constituée de roches cristallines très anciennes. C'est un relief entaillé par de profondes vallées souvent rectiligne. Sa bordure occidentale présente une topographie très accidentée liée à un rajeunissement qui a découpé, sur des lignes de failles de dessin orthogonal, un système complexe de chaînons abrupts et de vallées encaissées, drainées par des rivières torrentueuses coupées de fréquentes chutes (chutes de Kinguélé, hautes de 95 m et chutes de Tchilbélé). - Le Massif du Chaillu:
Le massif du Chaillu oppose des régions semblables aux plateaux cristallins du nord à des régions au relief plus heurté. La dénivelée est relativement forte (500 à 600 m), sur une courte distance, entre les sommets (mont Mimongo à 860 m et mont Iboundji à 980 m) et la plaine de Ndendé. Cette forte dénivelée a favorisé un intense travail de l'érosion à l'origine de plateaux cuirassés, culminant vers 600-700 m, à bords très échancrés. C'est dans cette région que se trouvent les sommets les plus élevés du pays (le mont Milondo culmine à 1 020 m). - Les monts d'Ikoundou et le Mayombé:
Ce sont des reliefs montagneux jeunes, c'est-à-dire pas nécessairement très élevés mais à pentes vigoureuses, dépourvus de surfaces aplanies anciennes ou récentes. Les sols de ces reliefs ne participent que de la pédogenèse actuelle. Les monts d'Ikoundou constituent le coeur du synclinal. Ils s'imposent fortement dans le paysage en dominant brutalement les plaines environnantes d'environ 150 m. Entièrement forestier, les monts sont très disséqués, à pentes fortes, principalement dans les bordures orientale et occidentale, le centre étant moins fortement entaillé.
Le Mayombé constitue une vaste chaîne qui s'étire de l'Angola au Gabon (jusqu'aux environs de Lambaréné) en suivant une direction générale sud-est/nord-ouest. Au Gabon, la majeur partie du Mayombé est constituée de roches cristallines. Certains sommets atteignent une altitude élevée, de 700 à plus de 800 m. Le petit massif du Koumounanwali (833 m) par exemple domine l'extrémité septentrionale de la plaine de la Ngounié de 750 m. Mais pour la plupart les lignes de crêtes sont établies entre 350 et 450 m. - Les monts Ndjolé et la région de l'Ikoy:
Ces unités physiographiques présentent un relief complexe très compartimenté où s'individualisent quelques crêtes comme les monts Bouvondo (911 à 922 m) au nord d'Etéké et le mont Ngour Minkong (993 m) au nord de Ndjolé.
- Les monts de Cristal:
- Les plateaux:
Point culminant: Mont Iboundji 1 575 m
Principales chânes de montagnes:
- monts de Cristal (Nord-Ouest, 900 m d'altitude),
- monts Du Chaillu [Sud, 1 575 m (mont Iboundji)].
| Le réseau hydrographique gabonais couvre la quasi-totalité du territoire national. Il est très hiérarchisé (plus de quatre ordres). Son tracé est de type dendritique et son drainage extrêmement dense. |
- Les modalités de l'écoulement au Gabon:
La régularité, la pondération et l'abondance caractérisent l'écoulement fluvial au Gabon.
Les variations saisonnières de l'écoulement fluvial reflètent celles de la pluviométrie, mais avec un léger décalage.
Le caractère essentiel des crues est leur faiblesse relative. Tandis que les débits d'étiage gardent toujours un assez bon niveau.
On distingue quatre régimes hydrologiques principaux qui se rangent dans la série des régimes dits équatoriaux (le woleu-ntémien, le francevillien, le kinguéléen, le tchibangien) et le régime complexe de l'Ogooué. - Les principaux bassins versants:
- L'Ogooué, plus grand fleuve gabonais, draine 215 000 km2 dont 22 000 km2 hors du territoire national.
- La Nyanga est le second grand fleuve gabonais. Il est le plus méridional du pays et coule pour une moindre partie en territoire congolais. Les 80 % des 22 000 km2 de son bassin-versant sont situés au Gabon.
- Le Komo, avec un bassin-versant couvrant une surface de 5 000 km2 et long de 230 km, est le troisième grand fleuve gabonais. Le Komo naît en Guinée-Equatoriale, dans la partie sud-ouest du plateau du Woleu-Ntem, qu'il draine entièrement de ses eaux.
- Les lacs et les marais:
On note au Gabon de nombreux lacs variés. Les plus grands et plus importants d'entre eux se rencontre sur le bassin côtier, particulièrement le long du cours inférieur du fleuve Ogooué (dans la région du Bas-Ogooué). Bien que répartis sur l'ensemble du pays ils sont encore méconnus.
On localise les marais et les marécages :- au nord-est du pays: pénéplaines marécageuses du nord-est;
- dans le cours inférieur de l'Ogooué: la plaine d'inondation de l'Ogooué;
- dans les embouchures et les lagunes (marais maritimes).
- Principaux fleuves: l'Ogooué, la Ngounié, l'Ivindo, l'Okano, le Como, la Noya, la Nyanga, le Woleu, le Ntem
- Le réseau hydrographique ou fluvial, extrêmement dense, est constitué:
- principalement du fleuve Ogooué et de ses affluents (Mpassa, Ivindo, Lolo, Offooué, Ngounié).
- un grand nombre de lagunes (Fernan-Vaz,...), lacs (Onangué, Azingo,...) et étangs.
- Le grand fleuve l'Ogooué prend sa source au Congo. Il a la majeure partie (1 170 km) de son cours au Gabon. Il est coupé de rapides et de passages resserrés. Ses eaux se séparent en aval de Lambaréné, dans un delta intérieur comportant des lacs, avant de constituer un delta maritime enserrant la presqu'île du Cap Lopez. L'Ogooué est navigable toute l'année en aval de N'Djolé (250 km).
Répartition du territoire (est. 1993):
- terre arable: 1%
- culture permanente: 1%
- élevage permanent: 18%
- la forêt (équatoriale): couvre 77% du territoire
- autres: 3%
Ressources naturelles: pétrole, manganèse, uranium, or, fer, ...











