Association des gabonais d'Amiens (AGA)

est une association apolitique à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901 et par décret du 16 août 1901 qui définit le cadre juridique de l’action des associations en territoire Français.

01 avril 2009

Passeport biométrique par Endamane Charles

source: Endamane Charles

passeport biometrique
nous découvrons (comme par enchantement) que le gouvernement gabonais va instaurer des passeports biometriques. on peut se poser la question de l'urgence et de la necessité d'une telle opération car les priorités de ce pays me semblent éloigneés de cette initiative et nous compatriotes vivants à l'etranger( en france en particulier ) qunad est-il des délais et de la procedure;rien n'est explicite dans cette lettre du consul.et que faire quand on est dans une situation difficile pour se rapprocher physiquement du consulat?toutes ces questions restent sans réponse. alors messieur le consul et les associations , faites votre travail!merçi d'avance.un gabonais isolé
endamane charles

Posté par AGA 2004 à 13:35 - arbre à palabres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mars 2009

Coup de gueule

Source: Barbara

       Bonjour à toutes et à toutes, je constate qu'il n'y pas eu encore de réactions au sujet des ateliers culturels qui ont commencé ce samedi 07 Mars. En effet, comme il est précisé dans le document qu'a joint Rudolf, ils se dérouleront jusqu'au 26 Juin 2009 et s'atèleront sur les thèmes de la danse, du chant, de la musique,de l'art, l'artisant, la cuisine, et la visite dans deux musées de Paris pour voir les sculptures Gabonaises qui y sont exposées. Les ateliers sont gratuits et ouverts à tous. Lors de la séance du 07 Mars, les participants étaient d'origine, Togolaise,maroquaine, tunisienne, malienne, congolaise et gabonaise( un seul participant)Ils ont d'ailleurs beaucoup apprécié les séances d chant et de danse. Je déplore cependant le manque de participation des gabonais à ces ateliers. J'ai pourtant véhiculé l'information à travers les affiches, les brochures, les coups de téléphones et les mails. Sauf erreur de ma part, un bon nombre de personnes sont au courant.

Je souhaiterais plus de réactivité de votre part car je me suis je me suis impliquée dans ce projet en sacrifiant mon temps libre et mes heures de repos afin d'en faire profiter le public visé dont vous. Si ma communication n'est pas suffisante je poursuivrais le porte à porte que j'ai entammé dans les résidences universitaires et je l'étendrais jusqu'aux familles gabonaises résidant à Amiens. Ce sont des ateliers mettant en valeur notre culture. Il ne peuvent-être que bénéfiques pour nous.

Merci

Posté par AGA 2004 à 13:01 - arbre à palabres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 novembre 2007

Réponse aux interrogations soulevées.

source: Obame Ngomo
C'est avec toute la modestie qui est mienne que je souhaite apporter ma petite contribution aux échanges ur notre cher apys.
Si je comprends bien les questions auxquelles nous devons apporter une réponse sont:
- A qui devrait-on incomber l'échec du Gabon?
- Comment sortir le Gabon de cette situation quasi drammatique?

Je dirai de façon modeste que tous les gabonais sont responsables de l'échec de notre pays.
En effet, la gestion du Gabon pour ma part n'est pas seulement financière mais plus, elle est culturelle. Pour ce faire nous devons étudier à tous les niveaux les points d'ombre qui ont participé à assombrir davantage notre pays.
Si on veut parler en premier temps de l'échec économique, je pense que chacun d'entre nous avons participé à cet déchéance. Il m'a été informé que le Gabon est géré par 100 familles, partant du Nord au Sud. Et que toutes ses familles réunissent de près comme de loin tous les gabonais. Alors avant d'accuser ceux qui sont à la tête du pays regardons si nous avons commencé par faire la leçon de moral à un de nos proches fut-il un personnage très influent. et j'ai envie de dire : qui ne dit mot consent. Donc j'invite chaque gabonais à faire son examen de conscience et à se remettre sérieusement en question. ainsi il en va de même pour ce qui est de l'analyse culturelle et politique.

Je nous invite à ne pas commettre les mêmes erreurs que nos pays voisins qui ont cherché les auteurs des échecs de leurs pays respectifs et on sait aujourd'hui où cette façon de procéder les a conduit.
Aussi, combattons à notre niveau ce qui veut devenir une culture:la corruption, les détournements grossiers et la haine entre nous. Il ne faut pas que certains esprits bien inspirés jouent du fait que nous soyons des coutumes différentes pour nous désunir. Si on se reconnaît gabonais qu'on soit fang, myenè ou punu ou téké cela ne doit pas nous écarter de notre ambition: l'évolution démocratique du Gabon. Pour cela je halte aux agitateurs mal intentionnés.
Tout en vous remerciant de la précieuse attention que vous porterez à l'analyse que je viens de rédiger, je vous souhaite déjà une excellente année 2008.

Posté par AGA 2004 à 17:58 - arbre à palabres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Elites gabonaises

source: PRIVA

Bel article Malbrand! Je prends la parole pour la première fois sur ce forum car j'estime que le sujet débattu actuellement est tout sauf inintéressant.
Ceci dit l'analyse que je fais du fonctionnement du Gabon est celle-ci. Vous avez une marmite de Gnembwe tout ce que vous y trempez ressort impregné de gnembwe.
La question a se poser sur la situation du Gabon est la suivante: est-ce le système qui n'est pas adapté ou ce sont les hommes qui ne sont pas bons?
Que pouvons nous attendre de ce système ou de ces hommes, le moment n'est-il pas venu de se prendre en main?

La considération selon laquelle l'élite mène la réflexion et la masse suit, nous renvoie à la République de Platon, donc celle des théories. Mais n'en déplaise, elles ont leur place toutefois elles doivent être complétées par l'action comme le préconise Aristote. Une société qui se veut constructive prend en considération toutes les couches.

Or la société gabonaise est basée sur le discours propangandiste de ce que nous ferons demain et que malheureusement nous ne ferons pas. La vérité est que c'est le Gabon a eu une élite, elle a fatalement échoué.

La situation du Gabon invite a un large débat entre toutes les couches, et non celles qui croient vivre par procuration la réalité des autres. Sans être nihiliste la faillite du pays se trouve dans les hommes et dans le système qui se trouvent dans une cohabitation symbiotique avec un avantage certain qui ne souffre d'aucun doute pour le système dans sa capacité à modéler quiconque s'y introduit.

Je pense qu'il est temps pour les gabonais de faire en marge du système. Un système peut se combattre de l'intérieur ou de l'extérieur. Les gabonais constituent pour moi la solution de cette situation.
En se constituant en dispora puissante dotée d'un pouvoir économique considérable et ayant une pensée commune celle d'être enfin acteur pas seulement de la critique infructueuse mais celle qui critique constructive en proposant une altrenative réelle capable d'être perçue par ceux qui malheureusement doivent subir les affres du système au quotidien.
Quand on arrêtera de dire vous avez vu untel a fait ça, lui aussi comment il peut agir comme ça?
L'idée c'est de se dire untel a fait ça, faites le asseoir qu'il nous dise quelles ont été ses motivations, il faut s'accepter et se comprendre et faire comprendre que nous avons perdu trop de temps et qu'aucune marge d'erreurs nous est permise.

Posté par AGA 2004 à 12:28 - arbre à palabres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2007

L’élite gabonaise : entre le marteau et l’enclume !

source: Nathalie Eyang Obiang

Mr Nsha
Tu veux savoir qui sont les responsables ou les coupables de cette situation?Tu veux aussi savoir ce qu'il faut faire? Eh bien je vais te le dire.

A la question, A qui la faute?

Sache que c'est à cause des soit disant élites comme toi que les choses ne changent pas et ne s'amélioreront pas au Gabon.
Les élites ce ne sont pas les gens qui ont le bac +5 ou +10 comme tu veux;les élites sont les meilleurs de leur promos,sont meilleurs dans leur domaine d'activité, de formation, ils brillent par leur intelligence et leurs grandes capacités intellectuelles,ils occupent comme tu le dis les premiers rangs dans tous les domaines.Donc ce n'est pas parcequ'on a eu un bac + 5 avec 10 ou 11 de moyenne ou un doctorat mention passable qu'on est élite, les élites occupent les premiers rangs.
Les élites ce ne sont pas tout ceux qui passent les longueurs de journées à faire des débats politiques pour montrer qu'ils maitrisent le dictionnaire ou qui passent tout leur temps à critiquer les partis au pouvoir.
Tu parles d'élites gabonais,les intellectuels qui, au lieu de mettre au point de véritables projets , passent leur temps à critiquer les gabonaises, les tué tué, à faire le kongossa ou critiquer les bilopes ou les fangs quand ils ne sont pas en train de bourrer d'espoir aux femmes: ça ce sont les débats et les comportements des soit disant élites gabonais, c'est de cette façon que vous compter développer votre pays ou changer les choses? crois moi vous n'etes pas differents des gens qui n'ont pas les diplomes dans les entreprises au gabon, vous etes pareils, voire pire.
Alors c'est à la faute des soit diant élites eux memes.On vous met toute suite à un grand poste, au lieu de faire le travail que vous etes censés faire, vous allez vous mettre comme tous les autres à abuser de votre pouvoir, à collectionner les femmes pour vider votre argent la fin du mois et ainsi à proliferer les MST au pays,sans oublier les enfants batards que vous allez pomper;

Tu veux savoir ce qu'il faut faire?
Commencez d'abord par changer vos mentalités.Ne pas considerer quelqu'un qui n'a pas les gros diplomes comme un vaut-rien;Reflechissez et meditez.Tu t'es déja demandé pourquoi en 2007 ta grand-mere pile encore la babane avec le mortier et un pilon au gabon? que tes cousines dorment encore avec les moustiquaires au gabon? ou sont les soit disant élites qui sont censés faire développer le pays vu leur intellicence ou compétences prof.ou bien vous attendez encore que les blancs viennent à votre secours.
Au gabon on étudie encore les oeuvres de l'afrique de l'ouest, où sont les soit disant élites ou intellectuels qui sont censés écrire pour faire promouvoir l'éducaion et la culture gabonaise? je ne peux enumerer toutes les failles des elites du gabon, la liste est trop longues;

Alors Monsieur Nsha,commencez par mediter sur vos propres failles toi et tous les autres qui te servent de compatriotes.Commencez par poser des actes concrets et profitables pour vos confreres qui comptent sur vous les élites au lieu de faire de longs débats inutiles pour montrer que vous savez parler le Francais.
Porte toi bien, petit menteur;

Posté par AGA 2004 à 12:56 - arbre à palabres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 novembre 2007

Elite (s) ou Intélectuels...la différence est établie, mais le problème nest pas résolu

source: Jean Félix ESSONO

Je tiens tout particulièrement à féliciter les Etudiants d'Amiens pour la très belle initiative qu'est ce forum.

Pour réagir au débat soulevé concernant les "élites " et "intélectuels":

- Mr Malbrand NSHA, meme si l'usage du terme "élite" me parrait inutile, a fait une très belle analyse de l'exploitation inapropriée des compétences desjeunes gabonais (Supertechniciens dans le privé pour Docteurs et ingénieurs- Conflit de générations dans la fonction public- créations dentreprise fragiles- Exercice de fonctions non maîtrisées- Non implication dans les organes décideurs).

- Mr Ricky Nguema EYI nous livre une dictinction très convaincante et objective entre "élites" et "intélectuels", mais ne propose aucune action concrête liée à la problématique soulevée par M NSHA.

Recentrez donc le débat : cherche t-on à comprendre "l'inexploitation" des compétences des gabonais ou au contraire à définir ce qu'est lélite gabonaise?

Merci de votre retour!!

Jean Félix ESSONO

Posté par AGA 2004 à 23:07 - arbre à palabres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 septembre 2007

30 ans à Libreville : autopsie (constat ) d’un court séjour en août 2007.

Source: Mengne
Mes observations, mes échanges , mon vécu durant un mois, m’ont conduits à classer les trentenaires de Libreville en deux grandes catégories qui ne sont pas complètement homogènes mais dont peut dégager quelques grandes caractéristiques .
La première catégorie, est celle qu’on peut appeler les trajectoires déviées et la seconde est celle qu’on appelle communément les autres.

La situation professionnelle des trajectoires déviées n’est pas reluisante. Dans leur immense majorité, ces jeunes, diplômés ou pas sont au chômage. Ceux qui ont un emploi exercent des professions pour lesquelles ils n’étaient à priori pas prédestinés, dont ils n’avaient pas la vocation. Le gros du contingent s’est incorporé dans les forces armées. On trouve un flux relativement important dans les métiers de l’éducation (instituteurs, professeurs de lycée, universitaires etc..).
Ces jeunes n’exercent pas ces métiers pour des raisons alimentaires parce qu’il leur faut attendre plusieurs années avant de percevoir leur première paie, qui est elle même dérisoire au regard du coût de la vie. Le travail n’est pas pour ces jeunes, une source d’épanouissement personnelle mais il leur offre une bouée de sauvetage social. Le travail offre également une possibilité de rachat vis à vis de leurs proches dont ils ont quelque peu trahi les espoirs. Si à terme, leur activité professionnelle leur procure du bien être matériel et qu’ils font preuve de générosité, ils acquièrent du crédit social et une certaine respectabilité.
En échangeant avec eux, on peut mesurer l’extrême contradiction qu’il y a entre leurs aspirations et leur situation concrète. Il est important de souligner que ces jeunes ne sont pas de grands frustrés mais dans leur expression, dans leur représentation prédomine un fort sentiment d’inachevé.

Sur le plan social, ils rencontrent d’énormes difficultés d’insertion. Quand ils n’habitent pas chez leurs parents, ils sont souvent en quête d’un logement décent. Ils vivent dans les quartiers défavorisés, difficiles d’accès, généralement dans des conditions de grande précarité. Ils ne lisent pas la presse écrite, ne regardent pas le journal télévisé mais se contentent de commenter les nouvelles de l’actualité transmises par les autres. Parfois devant leur écran de TV, ils voient défiler des clips de danse qu’ils regardent sans grand intérêt.
Le temps consacrer aux activités sportives et socioculturelles est extrêmement faible. On ne peut pas dire qu’il respirent la santé. Ils ont depuis plusieurs années déserté les terrains de sport. Un tiers de ces jeunes est en situation de surcharge pondérale, l’autre apparaît très amaigri, le dernier tiers selon une expression bien à la mode se maintient.
Ils brillent par leur absentéisme dans la vie associative, dans les mouvements politiques de jeunesse. Leur seul engagement, leur unique combat, survivre ou mourir. Ce sont les enfants de la démocratie, elle a nourrie leur adolescence, ils ont grandi en référence à ses valeurs, mais elles ne se reflètent pas dans le fonctionnement leur société. Ils ont renoncé à l’engagement politique et à la réflexion sur la politique, ils ignorent jusqu’au nom du maire, du député de leur arrondissement. Les candidats aux élections nationales et locales leur ont trop souvent dit qu’ils n’étaient pas en mesure d’améliorer leur quotidien (ce n’est pas au député ou au maire de construire les routes et les logements…).
Ils évitent autant que faire se peut, de fréquenter les mêmes endroits que les autres pour éviter d’entrer en compétition avec eux . Lorsqu’ils se rendent dans les lieux où ils sont susceptibles de rencontrer les autres, dont ils se disent être aux antipodes, ils mettent un point d’honneur à se singulariser par leur posture, leur tenue vestimentaire, ils cassent le rythme.
Le bar est devenu leur lieu de distraction par excellence, celui des rencontres, celui de la socialisation avec les autres jeunes.
La consommation de sexe, de drogue et d’alcool est la principale activité extra professionnelle. Le temps passé dans les bistrots est au moins égal au temps passé au boulot soit en moyenne sept heures par jour. La conséquence directe de ce mode de vie, est qu’il leur reste très peu de temps à consacrer à leur vie privée et en créer les conditions de son organisation..
Ils ne sont pas mariés, vivent généralement en concubinage mais les couples n’apparaissent en public que très exceptionnellement. Les familles de leurs partenaires savent peu de choses de leurs origines sociales. Ces jeunes ont des enfants avant et en dehors de leur relation affective du moment .Relation qu’ils n’osent pas eux-même qualifier d’amoureuse et dans laquelle, les notions de respect de l’autre et de fidélité ont volé en éclats.
En raison de leur situation sociale fragile, ils ont toutes les peines du monde à envisager avec leurs partenaires un projet de vie commun et entretiennent des relations ambiguës avec leurs ex partenaires. Conscients que le temps de la responsabilité sentimentale est arrivée, ils ont d’abord mesuré l’ampleur du chantier et ont ensuite fait le choix provisoire de ne pas s’engager.
Ces jeunes sont prêts à tout quitter pour l’Europe si l’opportunité se présentait. L’occident, la France notamment, apparaît aujourd’hui plus qu’hier encore, comme un pays de cocagne où l’on peut rapidement et significativement améliorer son quotidien et venir en aide aux siens.
Et comme il y a un dieu pour les pauvres disent ils, la France, notre mère patrie vient de signer un accord avec le gouvernement gabonais qui faciliterait l’obtention des visas pour les gabonais désireux de se rendre dans l’hexagone. Mieux , à court terme les gabonais seraient dispensés de visas pour rejoindre le territoire de l’ancienne puissance coloniale.

La seconde catégorie est composée de trentenaires qui sont désignés dans les milieux populaires par le terme les autres. Ces jeunes sont opérateurs économiques, animateurs et producteurs, rappeurs, cadres en entreprise et fonctionnaires au sein des régies financières. Ils sont pour la moitié d’entre eux, diplômés des grandes écoles et universités étrangères, avaient pour quelques uns des opportunités dans les pays où ils ont été formés mais auraient fait le choix du retour au Gabon pour participer à son développement. Ils sont à les entendre parler, dans une logique, mieux une dynamique de construction mais qui en certains aspects ressemble à de la déconstruction.
La quasi totalité de ces jeunes perçoit le travail comme la source d’un revenu qui les met provisoirement à l’abri du besoin. D’une ambition débordante, ils donnent le sentiment que si à quarante ans, ils ne sont pas directeur général , responsable d’administration, ministre, député et pourquoi pas président de la république, ils seront passés à côté de leur carrière. La promotion n’est pas vécue comme une gratification professionnelle s’il n’y pas de plus value financière et si les avantages en nature ne sont pas clinquants. Ils évoquent souvent leur niveau de rémunération mais presque jamais leurs fonctions, leurs attributions, les nouvelles exigences de leur secteur d’activité et de leur domaine de compétences. Il y a chez eux une vraie conscience professionnelle mais ce ne sont pas de vrais passionnés. Ils ne vous parleront pas de leur journée ou de leur semaine de travail mais des dernières nominations qui concernent leurs promotionnaires.
Ils ne sont pas propriétaires immobilier mais ont choisi la location dans les beaux quartiers. Pour l’heure, il n’est pas question d’épargner mais grâce au crédit ils roulent dans de grosses cylindrés. On les voit souvent seuls à bord de leur 4x4 comme des sexagénaires dont la plupart des amis reposent dans les cimetières en raison de la courte espérance de vie au Gabon. Ils n’ont presque plus d’amis avec qui partager leurs petits secrets, leurs espérances, leurs angoisses, leurs doutes. Ils parlent volontiers de leurs connaissances, de leurs relations basées sur un intérêt presque exclusivement financier.
Ils courent sans scrupules après l’enrichissement licite ou illicite. N’hésitent pas à battre en brèche le mécanisme de solidarité nationale, familiale et amicale dont ils ont tous d’une manière ou d’une autre bénéficié.
Ils considèrent que la promotion sociale peut se faire par tous les moyens et mettent donc tout en œuvre pour y arriver, même au prix d’une remise en cause des valeurs fondamentales de notre société.
La moitié de ces jeunes à adhérer à des organisations secrètes et pratiquent l’homosexualité occasionnellement pour parvenir leurs fins. Ils sont devenus aux yeux d’un nombre important de leurs concitoyens, les principaux vecteurs de transmission du vice et de la dépravation des mœurs.
Ces jeunes ne sont pas des épicuriens au sens philosophique du terme, ce ne sont pas non plus des jouisseurs mais il y a indiscutablement chez eux une forte propension à faire la fête. Sans en maîtriser le processus, ils sont entrain d’ériger le m’as-tu-vu en norme sociale, en modèle de vie. Ils considèrent qu’être c’est avoir. La qualité d’un homme ne se mesure plus à sa valeur intrinsèque mais au design de son portable, à la marque de sa voiture, aux griffes de ses vêtements, au nombre de ses partenaires sexuels et surtout à son assiduité remarquée sur les plateaux télé, dans les cafés, les discothèques, les salles de jeux., les piscines etc.… Quand on demande à ces jeunes comment ils vont, ils répondent en Fang me ne (je suis) en faisant uniquement référence à leur santé financière, retirant ainsi à l’expression sa quintessence.
S’ils exhibent leur réussite sociale, on ne les sent pas complètement épanouis, ils ne respirent pas le bonheur. L’argent, le bien être matériel leur a donné de l’assurance, pour certains de l’arrogance mais il manque à beaucoup, ce qui distingue, ce petit quelque chose qui est du domaine du naturel et qui fait qu’un homme est plus qu’un autre. Malgré un capital culturel élevé, d’innombrables voyages à l’étranger, les connaissances livresques, la connexion à Internet et donc au monde , on constate étonnamment chez la plupart d’entre eux, un manque de conversation, de curiosité parfois même de bienséance.
Pour paraître politiquement corrects, ils ont fait le choix du mariage mais n’en respectent pas les obligations. Ils multiplient les aventures extra conjugales, ce qui leur procure un sentiment de puissance et une forme de jubilation intérieure. Ils ont établit avec leurs belles familles une relation superficielle qu’ils croient compenser par leur participation financière aux évènements qui jalonnent la vie de celles- ci, participation qui est tributaire de leurs humeurs.
A priori bien installés au pays, ils n’envisagent pas de s’expatrier, ils ont tout ou presque, ils nourrissent de grande ambitions pour eux, pour leur patrie mais sont conscients que dans un si petit pays, riche et sous peuplé un nombre trop important de laissés pour compte peut à terme, rendre leur situation personnelle inconfortable.

Tout n’oppose pas les deux catégories que nous avons évoquées. Ils existent entre les deux groupes, d’importants points de convergences, qui sont des ferments d’espoirs pour le Gabon. L’observation des trentenaires laissent clairement apparaître qu’ils ont pris conscience que l’état providence est derrière eux et qu’ils veulent avoir prise sur leur avenir . A trente-ans, ils sont plein d’espoirs. Leur mécanique intellectuelle est beaucoup plus huilée qu’il n’y paraît. S’ils semblent pour les uns, contrariés par l’immobilisme de leurs gouvernants et pour les autres vouloir précipiter les évènements, ils ont pris la mesure des mutations et des nouveaux enjeux du monde, et se demandent au nom de quoi devraient- ils échouer où leurs pères n’ont pas réussi ?

Posté par AGA 2004 à 11:04 - arbre à palabres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 décembre 2006

Osons nous dévoiler

Mbolo à tous,

J'ai un petit mot (tardif peut-être) pour nos amis "les anonymes".

Toutes les idées sont bonnes à discuter et concourent à faire avancer le débat. Et, le fait de se présenter à ceux qui vont prendre la peine de nous lire est non seulement une manifestation d’un savoir vivre certain, mais aussi une preuve qu’on est sûr de son propos, ou du moins qu’on l’assume.
Cependant, je constate que certaines personnes interviennent dans notre blog (très ouvert au public) en omettant de mentionner leur nom.
Je pense que le moindre respect est de se présenter lorsque l’on veut s’adresser aux autres.
Des attaques ont été menées contre le comité de l’AGA et la manière d’agir des compatriotes par un inconnu qui n’osait pas assumer sa pensée. Cette personne a dû se sentir décalée et ridicule dans son propos qu’il a finit par arrêter de faire lire sa pensée rétrograde aux mwanas de gabao.
Aujourd’hui encore, un « observateur » s’adresse aux Gabonais sans dévoiler son identité. Pour ce dernier, je n’ai pas de reproches à formuler sur le fond de ses interventions (tout est discutable) mais sur la forme :
Je pense effectivement qu’on ne peut pas taire son identité lorsqu’on veut être pris au sérieux par son auditoire (à moins d’être un terroriste), sous prétexte qu’on n’est pas Gabonais : si un éminent économiste Ivoirien (par exemple) voulait donner son avis sur l’économie gabonaise, devra-t-il taire son identité du seul fait qu’il n’est pas Gabonais? Je pense que le Gabonais n’a pas peur de débattre (du moins, pas sur notre site).
Dans cet état de fait, je trouve que la responsabilité de ces incorrections est partagée entre ces personnes qui n’assument pas leurs positions et le Web master. Je cite la responsabilité du Web master parce que nous l’avons interpellé (au cours d’une AG) sur le fait de publier des messages de source anonyme ; et il me semble que la recommandation était de censurer ce type de message. L’Assemblée s’était même montrée souple en précisant qu’il pouvait publier de tels messages, à condition que lui-même sache l’auteur du message (sait-on jamais, en cas de plainte pour diffamation).
A mon sens, on devrait nous épargner de ce genre de problèmes.
Faut-il inscrire un article concernant la gestion du blog dans les textes de l’AGA ?

Posté par AGA 2004 à 01:43 - arbre à palabres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 décembre 2006

foot

une rencontre entre les jeunes et ancians poumons aura lieu DIMANCHE 17 DECEMBRE 2006 à partir de 11h. un pot sera offert après la rencontre.

                            Mr NDINGA Eril Armel(président AGA)

Posté par AGA 2004 à 23:52 - arbre à palabres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 décembre 2006

Elite sans mérite

Source: un observateur

Elite sans mérite,
Ces élites des petites;

Elites des mensonges,
Toi qui a ôté le peuple ce droit aux songes!

Tu seras bientôt maudite
Pour tes mesquinerie produites:

Politiques fustes,
Tu es désormais un fruit sans zeste.

Elite des cauchemars,
Mon peuple a mal !
A cause de tes intellignces sans égards,
Tu le payeras sous le poids de l'ilégal.

IL te fera justice,
quand tu croupiras sous ses injures,
Pour l'avoir contraint aux doses de pastisse,
Pendant que tu te passais pour quelqu'un de pur!

A cause de tes mensonges qui tardent à pourir,
L'âme du peuple continuera à murir;
Jusqu'au jour où il te prendra en otage.
En ce moment, tu n'auras plus de sauvetage!


Le temps passant,
l'esprit murissant;
Cette élite manioc
Qui a oublié son patriote !

Dieu te fera justice suel

Un observateur

Posté par AGA 2004 à 00:50 - arbre à palabres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »